Fermeture des commerces "non-essentiels" : qu'a vraiment dit Frank Vandenbroucke ?

“Winkelen is eigenlijk geen groot risico als dat gebeurt op een heel goed gecontroleerde manier. [...] Op een bepaald moment moet je een schokbeslissing nemen, je moet echt een schokeffect krijgen. Daar hoort bij dat je zegt : ‘Niet-essentiële winkels ook onmiddellijk dicht’. [...] Ik denk dat dat echt een goede beslissing was. Op een bepaald moment moet je zeggen: ‘Den blok erop’, zodat het duidelijk is.”

"Electrochoc", quatre petites syllabes qui provoquent un gros effet. Le vendredi 27 novembre, Frank Vandenbroucke (sp.a), ministre de la Santé, évoque au micro de la VRT la décision de fermer les magasins dit "non-essentiels" pour lutter contre l’épidémie de Coronavirus.

"Les magasins ne présentent pas un grand risque si les choses se font de manière bien contrôlées", déclare-t-il. Avant d’ajouter : "À un moment, il faut prendre une décision choc, il faut créer un effet de choc. Cela inclut de dire : 'Fermez immédiatement les magasins non essentiels'". (la citation originale en néerlandais figure en légende de la vidéo ci-dessus).


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Le journaliste reprend en demandant si c’est un effet psychologique qui était recherché. "Oui", répond Frank Vandenbroucke en plein milieu de la question, avant de se reprendre : "Non, je pense que c’était une bonne décision. A un moment il faut dire : 'On bloque', comme ça c’est clair'". De quoi susciter des réactions outrées dans le monde politique au nord et au sud du pays. En résulte une séquence en trois temps où chacun joue son rôle, comme l'expliquait ce mardi Bertrand Henne dans sa chronique "les coulisses du pouvoir" sur La Première.

"Schokbeslissing" et "schokeffect"

En néerlandais, le ministre fédéral de la Santé emploie les mots "schokbeslissing" et "schokeffect" qui ont été traduits en français dans plusieurs médias, dont la RTBF, par "décision choc", "effet de choc" ou encore… "électrochoc". C’est là-dessus que s’appuie Frank Vandenbroucke pour créer un contre-feu.

"Il ne faut pas écouter ce qu’on dit que j’ai dit mais ce que j’ai dit. J’ai expliqué maintes fois que l’argument était de limiter les déplacements, ce qui imposait des mesures urgentes et drastiques", a-t-il affirmé ce mardi en Commission de la Chambre.

"Je n’ai pas non plus dit qu’il n’y avait pas de base scientifique. Les avis du Celeval [la Cellule d’évaluation composée d’experts qui remettent des avis aux autorités publiques dans le cadre de la lutte contre l’épidémie de coronavirus, NDLR] étaient plus durs que ce que nous avons décidé, bien qu’une une réouverture contrôlée des magasins ne constituait pas un risque très important."

Un rapport du Celeval de fin octobre

Ce lundi, le cabinet de Frank Vandenbroucke avait déjà remis sur la table un rapport du Celeval daté du 29 octobre. "La situation est très grave, et les mesures d’urgence les plus strictes sont maintenant nécessaires. C’est pourquoi le Celeval insiste sur les mesures suivantes", dit ce rapport qui énumère une série de mesures en vue du comité de concertation.

Parmi les mesures évoquées : "Tous les contacts sociaux devraient être fortement réduits pendant la période du 1er au 14 novembre. Il n’y a pas de consensus sur la meilleure façon de limiter ces contacts ; en interdisant tout mouvement non essentiel et en fermant ainsi les magasins non essentiels et/ou en fixant un périmètre de 5 ou 10 km (comme en France)".

Le rapport précise que 16 des 18 membres du Celeval présents étaient en faveur de la mesure de fermeture des commerces.


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Journal télévisé 01/12/2020

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