Feluy: le porte-parole autoproclamé des gilets jaunes remercie les casseurs

Arbres tronçonnés, camion citerne enflammé, panneaux et routes dégradés. L'action des gilets jaunes à Feluy a été émaillée de violence. Cette nuit encore, une équipe de la RTBF a été accueillie à coups d'insultes et de tessons de bouteille.

Nos équipes ont pu rencontrer ce mercredi le porte-parole autoproclamé des gilets jaunes à Feluy. L'homme répond aux questions à visage découvert, mais refuse de dévoiler sa vraie identité, préférant le surnom d'Albert.

A l'écouter, les individus qui agissent de nuit, recourant à la violence et souvent présentés comme extérieurs au mouvement de contestation, restent "des gilets jaunes de cœur, car ils nous défendent, il ne faut pas les considérer comme des casseurs mais comme des combattants de notre liberté".

"Dans chaque révolution, il y a des gens qui vont en première ligne"

Pour lui, face à l'oppresseur, le gouvernement belge, ces actions violentes s'imposent d'elles-mêmes : "On ne peut pas toujours se défendre avec la verve et la parole, à un moment donné dans chaque révolution il y a des gens qui vont en première ligne".

Si lui se réclame d'une action pacifique, face au "racket qui touche les petites gens", il comprend l'usage de la force et exprime une forme de gratitude à l'égard des casseurs. "Merci à eux de nous défendre."

Objectif, destituer le gouvernement

Quant à la suite du mouvement, Albert avance l'existence d'un "plan", en lien avec les gilets jaunes français, et qui vise à destituer le gouvernement Michel. "On va signer une pétition dans toute la Belgique et on compte s'appuyer sur un article de loi dans la constitution belge qui va nous permettre de le destituer."

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Face à notre étonnement quant à l'existence d'un pareil article dans la Constitution, l'homme assure "attendre des précisions".

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