Fédéral: quelles coalitions sont possibles ?

La N-VA et le PS en tête à la Chambre au Fédéral.
La N-VA et le PS en tête à la Chambre au Fédéral. - © Crisp

Du côté flamand, le Vlaams Belang a gagné les élections alors que la N-VA s’est maintenue à un score qui lui permet d’encore peser dans des négociations. Ce sont les partis traditionnels, le CD&V, l’Open Vld et le sp.a qui paient le succès du parti d’extrême droite. Côté francophone, le PS et le MR perdent chacun cinq sièges au profit d’Ecolo et du PTB, mais les socialistes restent la première formation politique du paysage francophone. Le Parlement est plus que jamais morcelé suite à ces redistributions de cartes. Quelles coalitions sont donc possibles ? Tentative de réponse.

 

La Suédoise, même augmentée du CDH, n’a plus la majorité au Parlement avec 64 ou 70 sièges, au lieu des 75 nécessaires. La tripartite classique menée par Elio Di Rupo avant 2014 ne rassemble pas non plus suffisamment de députés avec 72 élus seulement.

Cette tripartite classique devrait être augmentée des verts francophones (13 élus) pour s’offrir une majorité confortable : 85 sièges. D’autres formules sont possibles comme une coalition entre les Verts, les Bleus, le CD&V et le PS avec 78 sièges. Dans les deux cas, ces coalitions n’obtiennent pas la majorité côté flamand : 41 élus sur 87 dans le cas d’une quadripartite, 32 dans le deuxième scénario.

 

Sur base de la majorité à la ville d'Anvers, une « Bourguignonne » pourrait être envisagée. Elle obtient la majorité à la Chambre (79/150) mais aussi côté flamand (46/87). Avec un lien MR-PS, elle raterait d'un siège une majorité francophone (33 sur 67). Mais le plus gros obstacle à cette majorité reste idéologique. La N-VA et le PS ont plusieurs fois exclu de travailler ensemble dans une majorité. 

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