Faute de subsides reçus, les centres d'archives sont en difficulté pour payer les salaires

Faute de subsides reçus, les centres d'archives en difficulté pour payer les salaires
Faute de subsides reçus, les centres d'archives en difficulté pour payer les salaires - © THOMAS KIENZLE - AFP

Les centres d'archives privées reconnus en Communauté française n'ont à ce jour toujours pas reçu la première tranche de leur subvention de fonctionnement 2018, déplore l'Association des archivistes francophones de Belgique (AAFB) dans un communiqué publié vendredi. Ce défaut de subsides complique le paiement des salaires du personnel de ces centres.

"Les subsides sont censés être liquidés dans la première partie de l'année, avant que les centres d'archives ne rendent leur rapport annuel le 30 juin", explique la présidente de l'AAFB, Marie-Laurence Dubois. "Il est arrivé qu'il y ait du retard et qu'on ne reçoive les subsides qu'au mois de juillet mais cette année, c'est le summum, on est au mois de septembre et on n'a toujours rien reçu", s'agace-t-elle.

Plusieurs centres ont dès lors dû emprunter de l'argent afin de pouvoir payer les salaires de leurs employés. C'est le cas notamment du centre de Sauvegarde des Archives Industrielles du Couchant de Mons (Saicom). "On s'est fait prêter 6.000 euros afin de payer l'1,5 équivalent temps-plein (ETP) du centre. Si les subsides ne sont pas versés d'ici le mois d'octobre, on devra faire appel aux banques et à leurs intérêts exorbitants, ce qui risque de gruger un peu plus nos maigres finances", s'inquiète Camille Vanbersy, archiviste chez Saicom. "Cette situation est aberrante car on fait énormément de démarches administratives pour avoir droit à ces subsides qui nous permettent tant bien que mal de gérer les 3kms linéaires d'archives du centre", ajoute-t-elle.

Une alternative pour ces centres est de faire appel au fonds Écureuil, l'instrument de régulation budgétaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles qui permet de solliciter pour l'année suivante le versement d'une avance sur la subvention attendue. Cela dit, "il est anormal que des opérateurs bénéficiant d'une reconnaissance de la FWB soient obligés de fonctionner pendant plus des trois quarts de l'année sur leur seule trésorerie, qui plus est, sans en avoir été préalablement avertis, ce qui les empêche de mettre en place des stratégies adaptées", conclut l'association.

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