Faut-il maintenir le système de l'immunité parlementaire ?

Vendredi, le tribunal correctionnel de Liège condamnait douze personnes dans l'affaire Intradel, affaire de corruption autour de la construction de l'incinérateur de l'intercommunale liégeoise. Alain Mathot, député-bourgmestre PS de Seraing, régulièrement cité dans ce dossier, n'était pas présent au procès, protégé par son immunité parlementaire. Il a toutefois été épinglé par le tribunal comme étant impliqué dans ce système de corruption et ayant touché 700.000 euros de manière illégale. Mais étant absent, il n'a pas pu se défendre, c'est le côté "double-tranchant" de l'immunité parlementaire.

Alain Mathot a annoncé dans la foulée qu'il se sentait "sali" et qu'il ne se présenterait plus au poste de bourgmestre en octobre, ni aux élections de 2019Ce nouveau rebondissement relance le débat autour du système de l'immunité parlementaire, qui "protège" en quelque sorte le parlementaire de tout renvoi devant un tribunal ou de toute arrestation tant qu'il occupe sa fonction.

Cette immunité est-elle nécessaire au bon respect de la séparation des pouvoirs aujourd'hui, est-elle encore une garantie au bon fonctionnement de la démocratie?Est-ce un privilège injustifié accordé aux politiques? Faut-il maintenir, supprimer ou réformer l'immunité parlementaire?

Pour en parler, Marie Vancutsem reçoit autour de la table de "Débats Première" ce mercredi 4 juillet en direct dès 12h sur La Première, Francis Delperée, député cdH et constitutionnaliste, Mathias El Berhoumi, professeur de droit constitutionnel à l'Université Saint-Louis, Marc Uyttendaele, avocat et professeur de droit constitutionnel à l’ULB et  Christine Defraigne, présidente du Sénat (MR).

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