Faut-il fusionner les communes à facilités ?

Pour élaborer ses deux propositions de lois, le député fédéral, par ailleurs chef de file de l'opposition flamande au conseil communal de Kraainem, a pris plein de précautions oratoires : pourquoi ne pas fusionner les communes à facilités, autour de Bruxelles, mais aussi le long de la frontière linguistique, question efficacité de gestion et de rationalisation des services communaux et locaux ?

Il pense à Kraainem et Wezembeek-Oppem, Drogenbos-Linkebeek et Rhode, mais aussi à Herstappe 87 habitants, Messines... Les plus petites communes inchangées depuis 1962 et qui n'ont pas connu la fusion des communes de 1976.

Pourquoi pas ? Mais sans toucher attention aux droits actuels et à leur statut particulier. Les facilités demeurent. Pas question, insiste-t-il, de créer de nouveau problèmes communautaires. Et pas de manière contraignante, sur base volontaire uniquement. Les populations locales devraient se prononcer. Consultations à prévoir donc.

Côté réactions, entre indifférence et refus poli. Prudence du bourgmestre cdH de Rhode, Pierre Rolin, qui estime qu'il ne faut pas de réouverture de la boîte de Pandore. Un autre bourgmestre, CD&V celui-là, Michel Doomst de Gooik dans le Brabant flamand, très en pointe à l'époque contre la scission de BHV, parle de fièvre électorale du VLD, et appelle à rejeter cette fausse bonne idée. Qui ne devrait de toutes façons pas aller tellement plus loin.

Fabien Van Eeckhaut

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