Fausse attaque meurtrière à Ciney : policiers belges et gendarmes français main dans la main

Le scénario est créé de toute pièce pour tester la communication des informations entre police fédérale, gendarmerie française, cellules de crise des provinces de Namur et de Luxembourg.

Une fusillade éclate à Ciney et les auteurs, armés, ont pris la fuite à bord d'une Peugeot bleue immatriculée en France. Le but de l’exercice: échanger rapidement les informations avec plus d'une cinquantaine d'interventions et de témoignages inventés pour tenter de retrouver l'auteur des faits. 

Les autoroutes wallonnes renforcées en caméras de reconnaissance automatique de plaque

Le choix de Ciney n'a pas été fait par hasard. Au coeur de la ville, des caméras de reconnaissance automatique de plaque (ANPR) permettent de suivre l'auteur supposé de ce faux attentat. Mais cette technologie n'est pas encore présente partout.

Le commissaire divisionnaire, Michel Remacle explique : "Ces caméras ANPR sont une aide importante pour suivre à la trace des fugitifs que ce soit dans un cadre d'attentat terroriste ou lors d'un fait criminel transfrontalier. Des caméras de ce type, déjà présentes aux frontières, sont d'ailleurs en cours d'installation le long des autoroutes."

Un an après la convention de coopération transfrontalière

Organisé dans le cadre des accords de coopération policière et judiciaire transfrontalière dits "Tournai II" et de la convention de Metz du 9 janvier dernier, "cet exercice transfrontalier d'alerte vise à faire circuler l'information le plus rapidement possible lors d'un incident transfrontalier à caractère terroriste", explique le général Bruno Jackers de la Gendarmerie nationale française.  

Faire circuler l'information plus vite que le terroriste

Cet exercice transfrontalier d'alerte policière se déroulait à la fois sur les territoires des provinces de Namur et Luxembourg, ainsi que dans la Région française Grand Est. Il a mobilisé, du côté belge, les services de la police fédérale, les services d'information et de communication des arrondissements de Namur et d'Arlon, ainsi que les zones de police locales concernées. Il était par ailleurs coordonné par les gouverneurs des provinces de Namur et de Luxembourg, ainsi que le Préfet délégué à la zone de sécurité et de défense Est. Les résultats et améliorations à apporter aux procédures en cas d'attentat sont attendues pour le 14 février prochain.

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