Faudra-t-il bientôt un visa pour rentrer aux Etats-Unis?

Faudra-t-il bientôt un visa pour rentrer aux Etats-Unis?
Faudra-t-il bientôt un visa pour rentrer aux Etats-Unis? - © JOE RAEDLE - AFP

La Belgique est "dans le collimateur" des Etats-Unis, selon le secrétaire d’Etat à l’asile et à la migration Theo Francken. Et les Américains demandent des garanties à l’Etat Belge pour pouvoir rester dans le programme actuel, programme qui permet aux voyageurs belges de voyager vers les USA sans visa (même si un document ESTA est toujours requis).

Dans un entretien accordé à nos confrères du Tijd. Theo Francken (N-VA) indique que la Belgique doit apporter des précisions et des informations aux autorités américaines pour pouvoir rester dans le programme sans visa:  "Il ne sera pas évident de maintenir le système actuel qui permet aux citoyens belges de voyager relativement sans visa vers les Etats-Unis".

La raison de cette remise en cause ? Une évaluation bisannuelle qui évalue les conditions d’échange d’informations avec la Belgique. Fin novembre, une délégation américaine s’est rendue dans notre pays. Cette délégation travaille sur un rapport qu’elle doit présenter en mars devant le Congrès à Washington. Ce rapport doit faire état de la situation belge et le secrétaire d’Etat ne se montre pas rassurant quant aux conclusions de la délégation.

Craintes américaines après les attentats de Bruxelles et de Paris

"Les Américains ne sont pas complètement satisfaits de l’information qu’ils reçoivent de chez nous. Ils voient la Belgique comme un ‘hellhole’ ", littéralement un "trou d’enfer". Et le temps presse: "On dispose de 90 jours et ça ne va pas être facile. On est dans le collimateur des Américains".

Les diplomates sont, eux aussi, préoccupés par la situation. Ils se rendent compte que les Américains vont observer notre pays à la loupe en raison des craintes pour la sécurité américaine suite aux attentats de Paris et Bruxelles. Les autorités redoutent que des terroristes puissent se faufiler dans le flux classique des touristes belges qui se rendent aux États-Unis.

Et puis, il y a le président Donald Trump, qui maintient une ligne dure sur l'immigration clandestine, mais qui veut aussi renforcer le contrôle sur la migration légale. Cette nouvelle situation rend la rue de la Loi nerveuse. "Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon (N-VA) a promis aux USA de partager plus d’informations", selon Francken.

Pas de lien avec l'arrivée de Trump, selon Jan Jambon

Au micro de nos confrère de la VRT, Jan Jambon (N-VA) indique que cette situation n'est pas liée à la position de Donald Trump mais que cette crainte existait déjà avant l'arrivée au pouvoir du milliardaire: "C'était avant l'administration Trump, vu que la visite américaine date de la fin de l'année dernière, avant que l'administration Trump ne rentre en fonction". Le ministre de l'Intérieur dit cependant observer de près le dossier et ne pas en savoir plus, actuellement, concernant d'éventuelles restrictions.

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