Faudra-t-il bientôt revoir son contrat de fourniture d'énergie ?

Le solaire et l'éolien ont contribué à produire une électricité dont, pour le moment, personne n'a besoin
Le solaire et l'éolien ont contribué à produire une électricité dont, pour le moment, personne n'a besoin - © PHILIPPE HUGUEN - AFP

La situation est assez exceptionnelle: les prix sur le marché européen de l’électricité sont tombés extrêmement bas. Et il est probable qu’ils ne rattrapent pas leur niveau d’antan dans les prochaines semaines.

Sur le marché day-ahead qui organise la vente d’électricité un jour à l’avance, le prix est tombé ce dimanche à 1,79€/MWh. Aucun rapport avec les niveaux habituels, explique Elias De Keyser, expert énergie chez Next Kraftwerke Benelux, un négociant international : "Ce sont des prix vraiment bas. Normalement, ils vont de 40 à 50€/MWh."

La loi du marché

Pourquoi un prix aussi bas ? Plusieurs raisons l’expliquent, à commencer par le coronavirus et le confinement obligatoire: les industries sont en grande partie à l’arrêt et, comme il ne faisait pas très froid ces derniers jours, les ménages n’ont guère pompé sur le réseau.

La production n’a donc pas trouvé preneur ou, du moins, pas autant que d’habitude, ni en Belgique, ni ailleurs en Europe.

Forte production

Le marché a d’autant plus dégringolé que la production était pléthorique: le soleil et le vent, bien présents ces derniers jours, ont dopé la production photovoltaïque et éolienne.

Donc, sur un marché qui n’est pas demandeur, les prix ne pouvaient que descendre.

Et demain ?

La situation va-t-elle durer ? C’est assez probable puisque le confinement va encore se prolonger au moins une vingtaine de jours.

Or, même si les énergies renouvelables n’apportent plus autant leur contribution, la demande restera de toute façon en dessous de la normale.

Ensuite, tout dépendra de la reprise. Si l’économie enregistre un rebond, les prix pourraient s’aligner.

Revoir son contrat de fourniture

Si vous complétez ce tableau avec la cotation des produits pétroliers, au plus bas sur les marchés internationaux, vous en déduirez que le coût des énergies ne va probablement pas s’emballer de sitôt.

Peut-être serait-il donc utile de revoir les contrats de fourniture de gaz et d’électricité !

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