Famille enfermée au Centre 127bis: action de protestation d'Amnesty International

Action d'Amnesty International à Bruxelles
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Action d'Amnesty International à Bruxelles - © RTBF

Une première famille avec enfants mineurs a été transférée ce mardi matin au Centre 127 bis de Steenokkerzeel. Amnesty International a mené dans l'après-midi une action de protestation contre cet enfermement, dans le parc Royal, à proximité du cabinet du Premier ministre, rue de la Loi. "On n'enferme pas un enfant. Point" : c'est le slogan qui était affiché lors de cette action. "On est là pour demander à la Belgique qu'elle mette fin à cette pratique de détenir à nouveau des enfants migrants. On a l'impression que la Belgique fait à nouveau un retour en arrière parce que, depuis ses condamnations par la Cour européenne des droits de l'Homme en 2010 et 2011, elle avait joué un rôle précurseur en la matière, en développant des alternatives. Donc on voulait réagir symboliquement et être devant le cabinet du Premier ministre pour qu'il entende notre message. On espère que le message sera entendu aussi par la population. Enfermer des enfants, c'est quelque chose d'intolérable et de choquant" a déclaré une représentante d'Amnesty à la RTBF.

La police est arrivée après quelques minutes et les militants d'Amnesty International ont rangé leur matériel et se sont repliés.

L'Unicef est "consterné"
 

"L'Unicef est consterné par la décision prise par le gouvernement belge d’enfermer un enfant avec ses parents dans le centre fermé de Steenokkerzeel et d’ainsi priver de liberté un enfant innocent et ses parents", déclare ce mardi Olivier Marquet, le directeur d'Unicef Belgique.

"La Belgique avait décidé en 2008, après plusieurs condamnations de la Cour Européenne et diverses actions d’organisations pour les Droits de l’Homme et des Enfants d’arrêter d’enfermer dans ses centres fermés des enfants issus de la migration" poursuit-il. "Pourquoi ce pas en arrière? Pour l’Unicef, la détention d’un enfant, qu’il soit issu de l’immigration ou pas, est inacceptable" rappelle-t-il.

Direct de Stéphanie Lepage dans notre JT 13h:

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