Fadila Laanan juge "malheureux" les propos de Philippe Moureaux

Scandalisé, outré. Voilà les mots de Jean-Claude Defossé et de Pierre-Yves Jeholet, ce dernier dénonçant de plus une intimidation à l'encontre de la RTBF et d'un de ses journalistes. Tous deux attendaient une condamnation de la ministre de l'Audiovisuel. Interpellée, Fadila Laanan répète que "la liberté de la presse est un droit fondamental, de la même manière que la liberté d'expression est un droit fondamental". En tant que ministre de l'Audiovisuel, Fadila Laanan estime qu'il ne lui appartient pas commenter une prise de position. 

La ministre a pris contact avec le Conseil de déontologie journalistique pour voir "s'il y avait eu des plaintes sur l'émission contestée ; il y en a trois qui ont été déposées actuellement".

Des propos "malheureux"

C'est donc en tant que simple citoyenne que la ministre socialiste a commenté les propos de Philippe Moureaux, estimant qu'ils sont malheureux "parce qu'ils suscitent un amalgame qui est tout-à-fait regrettable et qu'ils engendrent une polémique inutile. Parce qu'aujourd'hui, le débat ce n'est plus le fond mais bien ces déclarations".

Une réaction jugée bien trop faible par les deux députés, Pierre-Yves Jeholet et Jean-Claude Defossé. 

Marie-Paule Jeunehomme

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