Fact checking: les camps aux côtes de l'Australie ne sont pas vides comme le prétend Bart De Wever

Fact checking: les camps aux côtes de l'Australie ne sont pas vides comme le prétend Bart De Wever
Fact checking: les camps aux côtes de l'Australie ne sont pas vides comme le prétend Bart De Wever - © DIRK WAEM - BELGA

"Les camps de migrants aux larges des côtes australiennes sont vides", a déclaré le président de la N-VA, Bart De Wever sur le plateau de Terzake (VRT) vendredi. Les camps sur les îles dans la côte pacifique sont-ils réellement vides? Négatif, selon un correspondant du média néerlandais NOS.

Le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Theo Francken (N-VA) l’a déjà dit à plusieurs reprises: il aimerait que la Belgique s’inspire du modèle australien en matière d’immigration. Le gouvernement conservateur australien autorise par exemple le refoulement des bateaux de migrants en mer, l'encourage même. Ils sont maintenus au large des côtes par des bateaux militaires et orientés vers des centres de rétentions sur des îles en dehors du territoire australien, notamment sur l’ile de Manus de Nauru en Papouasie Nouvelle-Guinée. 

>> Lire aussi : Le modèle migratoire australien: transposable chez nous?

Selon Bart De Wever, ces camps sont désormais vides et plus aucune noyade ne se produit près des côtes australiennes : "Les camps sont vides. Ils se sont vidés au cours d'une phase transitoire. Si on arrive en bateau en Australie pour risquer de terminer dans ces camps, à la fin plus personne ne vient. C'est ce qu'on doit faire en Europe ou alors on est dans de beaux draps."

Robert Portier, correspondant pour la NOS en Australie, assure que Bart De Wever ment : "Sur l'île de Nauru, il y a pour l'instant 189 réfugiés dont 14 enfants. Sur celle de Manus, il y en a un peu moins de 500." Il ajoute que les conditions de vie sont déplorables dans ces camps. Le nombre de suicides d'enfants se multiplient.

Selon le reporter, les autorités australiennes incitent également les migrants à retourner dans leur pays d'origine en aggravant les conditions de vie dans les camps: "Ils leur retirent tout espoir en leur disant qu'il n'y a qu'une seule issue: déclarer que l'on veut retourner.

Il n'est pas possible d'appliquer le modèle australien tel quel en Europe, conclut Robert Portier : "La situation est complètement différente en Europe. La Mer Méditerranée contient plusieurs routes et il est probablement beaucoup plus difficile de tout surveiller".

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