Commission de la vie privée: Facebook et l'utilisation des "cookies"

Des représentants de Facebook ont rencontré jeudi des membres de la Commission de la protection de la vie privée afin d'analyser comment la décision du juge des référés bruxellois peut être exécuté de la meilleur manière sans compromettre la sécurité des utilisateurs du réseau social. La décision en cause impose à Facebook de cesser de suivre et traiter les habitudes de navigation des internautes belges qui ne sont pas enregistrés auprès de lui via des cookies et plug-ins sociaux.

"Le datr-cookie protège notamment les utilisateurs de Facebook contre les tentatives de s'approprier leur compte, contre celles de leur voler des données ou encore contre les attaques de robots", explique Alex Stamos, Chief Security Officer de Facebook.

"Nous sommes quotidiennement confrontés à 400 000 tentatives d'attaques contre des comptes. Si nous ne pouvons plus disposer du cookie datr pour les non-utilisateurs de Facebook, nous devrons considérer tous leurs navigateurs comme dangereux et la sécurité des données de nos utilisateurs en Belgique s'en trouvera menacée."

Facebook a présenté à la commission des arguments techniques en faveur de l'utilisation du cookie datr, a expliqué son vice-président pour l'Europe.

"Nous avons également proposé de respecter la décision sans devoir supprimer ce cookie. Nous avons également ajouté un argument légal à la question. Nous avons clairement indiqué que le cookie datr n'a aucune fonction publicitaire et que celui-ci n'est pas activé par des plug-in sociaux, comme le bouton 'like' sur d'autres sites. Ce alors que beaucoup de sites belges, également parmi les médias, comprennent de tels 'cookies-tiers' qui ont eux une fonction publicitaire", a-t-il affirmé.

Les négociations entre l'entreprise et la Commission pour la protection de la vie privée vont se poursuivre dans les prochaines semaines. 

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