Face à Face: "Avancée en matière d'égalité des sexes"?

C'est une petite révolution qui se prépare : les parents pourraient bientôt choisir le prénom et le nom de leur enfant. La chambre s'apprête à voter ce texte.

Pour Karine Lalieux, "c'est l'évolution de la société. la réalité est que l'enfant a une double filiation, et donc nous apportons une liberté supplémentaire aux parents: c'est l'égalité des sexes". La députée PS rappelle que c'est une évolution généralisée en Europe, et qu' il n'y a plus que la Belgique, l'Italie et et la Suisse qui n'ont pas encore pris de loi en ce sens; "alors qu'un arrêt Cour européenne qui dit 'votre loi est illégale'. C'est donc une contrainte européenne à laquelle nous répondons".

"On va trop loin", répond Armand De Decker. "La société évolue et c'est très bien comme ça. Mais ici, je crie au casse cou. Car c'est horriblement ompliqué et il n'y a pas de demande sociétale". Le sénateur libéral prend l'exemple de la France, où une loi similaire n'a pas entrainé un changement pour la majorité des gens. "Je préconise le système espagnol", ajoute-t-il, où l'on accole les deux noms.

Armand De Decker est "très conservateur, il nous a traités avec beaucoup de mépris", réagit Karine Lalieux. Pour Aramnd De Decker, c'est "une folie furieuse", car "au bout de 10 générations, il ya 10 possibilités différentes. Comment voulez vous que l'administration de l’État civil, les notaires, etc. retrouvent le nom de votre arrière grand-père?"

"En Angleterre, il n'y a aucun problème", répond Karine Lalieux. "Ne dramatisons pas". Mais si Armand De Decker ajoute: "Sur le plan psychologique, il est important d'associer les deux noms", mais la complexité de la loi risque de poser problème. "On va ajouter des difficultés", affirme-t-il.

"Il fallait plaider auprès de Didier Reynders", répond Karine Lalieux, qui précise: "C'est un projet d'une ministre libérale. Le conseil d’État a dit qu'il fallait le faire".

RTBF

 

 

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