Examens, stages, aides aux étudiants : voici les décisions qui concernent les universités et hautes écoles

Dans un auditoire universitaire
Dans un auditoire universitaire - © SISKA GREMMELPREZ - BELGA

Le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a pris plusieurs mesures ce mardi dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Les universités et hautes écoles ont notamment fermé leurs portes, n'enseignant plus qu'à distance. Les établissements pourront prolonger l'année académique jusqu'au 10 juillet maximum afin de permettre l'organisation des examens.

Les examens restent maintenus, sauf si le Conseil national de sécurité venait à prendre de nouvelles décisions, précise le gouvernement. Les étudiants devront connaître le 27 avril au plus tard la date de leurs examens, le contenu de chaque évaluation et l'adaptation en fonction des cours ainsi que les conditions pratiques de l'évaluation (présentiel, à distance ou mixte).

L'objectif de la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Galtigny, est de conserver autant que possible le calendrier académique initial, qui prévoit la fin des évaluations à la fin juin. La prolongation jusqu'au 10 juillet reste donc une possibilité laissée à l'appréciation des établissements. Cette option devra bénéficier en priorité aux étudiants en années diplômantes. "La décision d'allonger la session d'examen doit faire l'objet d'une décision prise en concertation avec les acteurs de l'établissement (corps académique/enseignant, étudiants, corps scientifique, personnel administratif)", souligne le gouvernement de la Fédération. "L'ajustement du calendrier doit se faire en tenant compte du droit au congé d'été des enseignants (7 semaines), et d'un report possible en 2020-2021 des congés non pris par les membres du personnel au cours de l'année académique 2019-2020, et ce lors des congés d'automne et de détente", ajoute-t-il.

Aide aux étudiants

Par ailleurs, pour aider les étudiants impactés par le confinement, le gouvernement dégage la somme de 2.285.000 euros. Ce montant s'ajoute aux subsides sociaux déjà accordés aux établissements d'enseignement supérieur. Des balises permettront de s'assurer que ces subsides profiteront bien aux étudiants pour les aider à payer leur loyer, leurs abonnements informatiques...

Une partie des activités pédagogiques, comme les cours, stages, travaux et mémoires, pourront être reportés au troisième quadrimestre, qui s'étend de juillet à la mi-septembre. "Cette disposition ne pourra être utilisée (...) qu'en dernier recours, et en priorité pour les années diplômantes", insiste le gouvernement. A nouveau, un tel report devra faire l'objet d'une concertation avec l'ensemble des acteurs de l'établissement.

La session pourra en outre être prolongée de maximum quatre mois et demi pour les étudiants en année diplômante qui ne devront dès lors pas repayer des droits d'inscription.

Les stages

Les stages devront être remplacés par une activité pédagogique alternative dans la mesure du possible. Si ce n'est pas possible, il devra être reporté. En dernier recours, le jury pourra en dispenser l'étudiant.

Pour les professions réglementées (dentiste, médecin, vétérinaire, pharmacien, infirmier responsable de soins généraux, sage-femme, architecte), le gouvernement estime qu'il convient de maintenir ou reprendre les activités de stage en donnant la priorité aux étudiants en années diplômantes, afin de ne pas retarder leur entrée sur le marché du travail. Si ce n'est pas possible, le gouvernement suggère de récupérer les heures sur les années suivantes (si l'étudiant n'est pas en dernière année), d'étaler les périodes de stage sur le troisième quadrimestre, d'étendre le nombre d'heures par jour où un étudiant peut être en stage ou de prolonger la session.

Plus de 7,8 millions d'euros seront également accordés aux quatre hôpitaux universitaires en Fédération Wallonie-Bruxelles (cliniques Saint-Luc, Erasme, CHU de Liège et CHU de Dinant/Mont-Godinne). "Ce soutien financier permettra de compenser les coûts engendrés notamment par l'achat de matériel médical supplémentaire (brancards, appareils de monitoring, respirateurs) ou d'équipements logistiques indispensables (containers, tentes d'accueil et de tri, réorganisation d'unités de soins, ...) dans le cadre de la crise sanitaire", précise le gouvernement.