Examen d'entrée en médecine contre numéros INAMI? Dissensions au fédéral

On n’est donc pas sorti de l’auberge, alors que certains étudiants en médecine sont déjà rentrés à l’université.
On n’est donc pas sorti de l’auberge, alors que certains étudiants en médecine sont déjà rentrés à l’université. - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

L’accord semblait sur le point d’être scellé entre la ministre de la santé Maggie De Block et le ministre francophone de l’enseignement supérieur Jean-Claude Marcourt. Mais le communautaire s'est invité à la table des négociations dès que l'on a évoqué  la clé de répartition. 

Les étudiants francophones en cours d'études de médecine ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés. Les négociations se poursuivent. Maggie De Block propose un examen d'entrée en première et veut donner un numéro Inami pour tous les étudiants engagés dans ces études. "Les étudiants (francophones) qui sont actuellement en 7ème, 6ème ou 5ème année, ceux-là n'ont pas d'autre option que de pouvoir exercer leur profession", a reconnu jeudi la ministre libérale flamande interrogée par la VRT en marge du conseil des ministres.  Mais a certaines conditions: la Fédération Wallonie-Bruxelles devra introduire un examen d'entrée en médecine et dentisterie et "Il faut un lissage négatif dans les années suivantes pour résoudre le problème du surnombre en médecine et en dentisterie." Ce qui signifierait que durant les 7 à 10 ans à venir, le nombre de médecins diplômés en Fédération Wallonie-Bruxelles devrait être réduit.

Presque le bout du tunnel, alors que les cours ont déjà repris

Il faut aussi compter avec les dissensions internes au gouvernement fédéral. Ce matin jeudi, le Kern bloquait sur ce que la N-VA considère comme de trop grandes largesses octroyées aux étudiants francophones. Or, le fédéral est compétent pour les quotas de médecins ayant accès aux numéros INAMI.

Pour l'instant, la clé de répartition des numéros Inami est de 60/40, respectivement pour la Flandre et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Maggie De Block dit vouloir s'inspirer de la commission de planification qui "avait dit de laisser tomber" cette clé en faveur d'un autre pourcentage fixé à 56,5% pour la Flandre et 43,5% pour les médecins francophones. C'est là qu'il faut encore convaincre la N-VA. Car comme l'a clairement précisé Maggie De Block: "Je ne suis pas seule à décider."

On n’est donc pas -encore- sorti de l’auberge, alors que certains étudiants en médecine sont déjà rentrés à l’université, comme cela a été le cas mercredi à Namur.

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