Examen annulé: Milquet laisse les conseils de classe juger de la suite

La consigne transmise lundi soir était claire après les fuites des questions du CESS d'histoire: l'épreuve était annulée. Mais le flou régnait toujours quant à la suite, et à la manière de finalement évaluer cette matière.

La ministre de l'Éducation Joëlle Milquet (cdH) a donné ce mardi matin une conférence de presse pour communiquer sur la suite à donner. Et elle a choisi la voie la moins contraignante pour les conseils de classe.

"Je me base sur le droit et, comme vous le savez, le cours d'histoire est certifié sur base de l'analyse de la maîtrise de quatre compétences, indique-t-elle sur nos antennes. Il y en a trois sur quatre qui ne posent pas de problème, parce qu'elles étaient certifiées pendant l'année ou lors de sessions d'examens organisées au sein de l'établissement. Il ne s'agissait ici que d'une seule compétence, la compétence 3, qui faisait l'objet de l'épreuve de ce matin. Celle-ci doit être certifiée."

"Donc, je me base juste sur le décret actuel qui précise que, quand les élèves n'ont pas pu participer à cette épreuve, c'est le conseil de classe qui, sur base notamment des bulletins antérieurs de l'année, etc., ou de tout autre élément et du rapport des professeurs, peut juger de la maîtrise ou non de cette compétence."

Nouvelle épreuve ? "Ce n'est pas obligatoire"

Autrement dit, ce sont les conseils de classe qui décideront, aucune autre épreuve externe collective ne sera organisée pour l'ensemble des sixièmes secondaires, "parce que le temps ne le permet pas, et cela perturberait les horaires des classes et les horaires d'examens". Mais liberté est laissée d'éventuellement proposer un test malgré tout, "dans le cadre de l'autonomie pédagogique des établissements".

"S'ils veulent faire une épreuve similaire dans leurs établissements en élément complémentaire, ils le peuvent, ce n'est pas obligatoire. Ils peuvent tout à fait juger sur le travail de l'année et des bulletins antérieurs notamment, et du rapport du professeur."

"Je me base uniquement sur les textes actuels du décret qui peut être utilisé puisque, de fait, les élèves n'ont pas pu participer, à cette épreuve, et le motif est justifié puisque c'est annulé et, dès lors, il y a bien une modalité alternative prévue par le décret. Je me fie au droit et à l'autonomie des conseils de classe", conclut-elle.

Et rebelote pour l'examen de flamand

Mardi soir, La Libre publiait des témoignages démontrant que des irrégularités ont également eu lieu lors des épreuves externes – mais non obligatoires – du CE2D et portant sur les examens de néerlandais en 4ème secondaire. Cette fois, des élèves n'ont eu qu'à étudier les questions qui avaient été posées dans d'autres écoles les jours précédents.

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