Fédéral et entités fédérées se disputent le gâteau financier des licences 5G

Etat fédéral et régions se disputent le gâteau financier des licences 5G
Etat fédéral et régions se disputent le gâteau financier des licences 5G - © Boris Roessler - BELGAIMAGE

Le comité de concertation, qui réunit les entités fédérale et fédérées du Royaume, n'est une nouvelle fois pas parvenu à dégager d'accord sur l'octroi des licences 5G en Belgique, a indiqué mercredi matin le ministre en charge des Télécoms Philippe De Backer (Open Vld), sans cacher sa déception. "Il incombera à la prochaine équipe gouvernementale de tout faire pour aboutir", a-t-il commenté.

Le point avait déjà été abordé en comité de concertation le mois dernier sans que les différentes parties ne parviennent à s'entendre sur la répartition des recettes. Le blocage s'est répété mercredi matin. La clé de répartition 80/20 utilisée lors de la dernière procédure d'octroi ne convient en effet plus aux entités fédérées, qui demandent une part plus importante du gâteau.

Au moins une ville connectée en 5G d'ici 2020

Afin de pouvoir lancer la procédure d'octroi de ces licences à la fin de cette année ou au début de l'année prochaine, le gouvernement fédéral devait s'entendre avec les Régions, compétentes pour le secteur des médias. Faute d'accord, il faudra attendre les élections et la formation des prochains gouvernements.

Offrant un débit plus rapide, la technologie 5G permet surtout de réduire le délai de connexion entre les appareils.

Selon la Commission européenne, chaque Etat membre devra proposer une couverture 5G dans au moins une ville d'ici 2020. Et en 2025, l'ensemble des zones urbaines devront en être équipées.

L'absence d'accord en comité de concertation est "regrettable" et "nous fait perdre du temps pour le déploiement de la 5G", a insisté M. De Backer.

 

Jean-Claude Marcourt regrette le "choix" du fédéral

Il n'y a pas que les licences 5G qui sont en jeu : les 2G/3G/4G sont aussi concernées. Jean-Claude Marcourt, ministre des Médias en fédération Wallonie-Bruxelles, évoque une "solution alternative afin de ne pas ralentir le déploiement de la 5G, en concertation avec AGORIA et le secteur" : "Le but est de permettre, dans un premier temps, l’octroi de licences sur une bande de fréquence nécessaire pour le lancement de la 5G et de laisser l’octroi des autres licences (2G/3G et 4G) ainsi que la question de la répartition des recettes à des discussions ultérieures. Cette approche en deux phases a été utilisée dans d’autres Etats européens, tels que l'Autriche, l’Espagne ou l’Irlande. Elle aurait permis, d’une part, de ne pas perdre de temps lors du lancement de la 5G et d’autre part, d’offrir la marge de manœuvre nécessaire aux différentes autorités pour arriver à un accord politique. Tel n’a pas été le choix du gouvernement fédéral" explique le socialiste dans une réaction envoyé à la RTBF.

 

Un accord sur les zones grises et blanches

Selon le libéral flamand, un plan visant à améliorer la couverture réseau de l'ensemble du territoire a par contre été approuvé mercredi matin par le comité. Afin de permettre un meilleur accès aux 23 zones grises et blanches - où la connectivité est faible ou inexistante - répertoriées en Belgique, les opérateurs devraient pouvoir bénéficier pendant dix ans d'importantes réductions (80%) sur les droits relatifs à l'accès aux faisceaux hertziens. Cette mesure devrait les encourager à investir dans ces zones au cours des deux prochaines années.


Belga

Soir première 07/02/2019

Le ministre en charge des Télécoms, Philippe De Backer , réagit à l'absence d'accord sur le déploiement de la 5G

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