Et ce tax shift, on le finance comment ?

Et ce tax shift, on le finance comment? Le diesel, l'alcool, le tabac ...
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Et ce tax shift, on le finance comment? Le diesel, l'alcool, le tabac ... - © JONAS ROOSENS - BELGA

Les grandes lignes de l'ajustement budgétaire sont connues du côté de la rue de La Loi. Les objectifs du tax shift, aussi. Mais comment le financer ?

Baisser la fiscalité sur le travail, tout le monde s'accorde pour dire qu'il faut le faire. Diminuer l'impôt sur les personnes physiques pour renforcer le pouvoir d'achat, c'est une évidence pour la majorité fédérale. Comment financer ce vaste programme ? Le débat est en cours. Tous les partis gouvernementaux se sont entendus sur un principe : le financement du virage fiscal découlera de l'écofiscalité, de la TVA, mais aussi d'une série de mesures diverses.

Taxe sur les sodas et éco-fiscalité

Si vous ne dites pas non à un petit verre, que vous fumez, que vous mangez avec un soda, et que votre voiture roule au diesel, vous n'allez pas apprécier ce qui suit. Le gouvernement réfléchit à introduire une "taxe santé" qui vise les sodas. Autre axe pour financer le tax shift : une augmentation tout azimuts des accises, qu'elles concernent le tabac, l'alcool et les carburants. Ce n'est pas une surprise, le gouvernement souhaite rapprocher les prix du diesel et de l'essence. Le diesel augmenterait donc. L'essence, elle, baisserait. C'est le fameux "package" éco-fiscalité du gouvernement.

Une décision semble scellée : le retour à 21% de la TVA sur l'électricité.

Plus-value boursière, taxe caïman, etc.

Dans sa quête aux millions, le gouvernement réfléchit à plusieurs autres modes de taxation. Il est, par exemple, question de créer une taxe sur la plus-value boursière. "Une demande flamande", entend-on parmi les négociateurs francophones, en lien avec la revente, par l'entrepreneur flamand Marc Coucke, d'Omega-Pharma pour un 1,45 milliard. Une taxe sur les plus-value boursières au-dessus d'un certain niveau, qui serait assez élevé : 10, voire 20 millions.

Pas de taxe sur les fortunes

La "taxe caïman" serait également revue à la hausse. Il est aussi question d'une taxe sur la spéculation. Pas mal de mesures différentes, aux rendements relativement faibles. Il n'y a pas de taxation sur les fortunes ou autre mécanisme de ce type.

Ce tax shift dépasserait allègrement les 3,5 milliards à l'horizon 2018. Une clé de voûte du gouvernement Michel. Dans ce glissement fiscal, le gouvernement joue gros.

Himad Messoudi

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