Espionnage américain: Elio Di Rupo dit son inquiétude à l'ambassadrice US

Elio Di Rupo a insisté sur le fait que le respect de la liberté individuelle et de la vie privée ainsi que la protection des intérêts de nos entreprises et des administrations sont "essentiels" aux yeux du gouvernement fédéral. "Même si des accusations exigent des preuves, le Premier ministre a exprimé la préoccupation du gouvernement et du parlement belges à propos des révélations parues au cours des derniers mois et semaines dans la presse", a précisé son entourage.

Selon le Premier, le gouvernement comprend les besoins de la lutte contre le terrorisme, "mais ne peut accepter la collecte de données privées à grande échelle". Il a fait référence au sommet européen des 25 et 26 octobre dernier à l'issue duquel plusieurs dirigeants européens ont réclamé que Washington s'engage sur "un code de bonne conduite". La France et de l'Allemagne avaient alors annoncé leur intention d'entamer des discussions avec les Etats-Unis à ce propos. Elio Di Rupo avait indiqué que la Belgique s'associerait à cette démarche franco-allemande visant à aplanir les différends avec les Etats-Unis.

L'ambassadrice Denise Bauer a pour sa part assuré au Premier ministre que la question (des programmes d'espionnage menés par les Etats-Unis) "faisait l'objet d'une analyse et d'une évaluation approfondie" sur instruction du président Barack Obama, a-t-on ajouté de même source.

Le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, a admis vendredi dernier que les Etats-Unis sont parfois allés "trop loin" en matière d'espionnage, en évoquant la collecte massive de données par l'Agence nationale de sécurité (NSA). Barack Obama avait annoncé le 28 octobre un réexamen des opérations de collecte de renseignement, notamment par la NSA, "pour être certain que ce qu'ils sont capables de faire ne devienne pas ce qu'ils doivent faire".

Belga

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