Environ 150 personnes manifestent à Bruxelles pour l'arrêt de cinq réacteurs nucléaires

Environ 150 personnes, selon l'estimation de la police de Bruxelles-Ixelles sur place, ont manifesté vendredi en fin d'après-midi à Bruxelles pour exiger l'arrêt immédiat des réacteurs nucléaires qui présentent selon eux un risque majeur en Belgique.

Les manifestants sont partis de la gare du Nord pour rejoindre le site d'Engie-Electrabel, situé boulevard Simon Bolivar.A leur arrivée, les manifestants se sont couchés au sol pendant un bref moment pour symboliser les conséquences dramatiques d'un accident nucléaire. Cette manifestation était portée par les associations "Fin du nucléaire" et "Réveil Anti-Nucléaire" (RAN), ainsi que par le réalisateur Bouli Lanners, présent à l'action. Les organisateurs estiment qu'avec deux réacteurs dont les cuves présentent des milliers de fissures et trois autres ayant plus de 40 ans de fonctionnement, la probabilité d'un accident majeur, comme à Tchernobyl et Fukushima, est loin d'être négligeable. Ils appellent à la fermeture des cinq réacteurs belges jugés les plus dangereux.

"On veut mettre en avant le danger que la Belgique court avec cinq réacteurs particulièrement problématiques", explique Francis Leboutte, ingénieur civil et fondateur de l'ASBL "Fin du nucléaire". "Ils le sont tous. Mais, parmi les sept, il y en a cinq qui sont, à notre avis, extrêmement dangereux. Ce sont les deux réacteurs dont les cuves sont complètement fissurées et les trois réacteurs les plus anciens, qui ont bientôt 45 ans et qui ont largement dépassé leur durée de vie." Les organisateurs se disent déçus que l'ensemble des partis, qu'ils ont questionnés à l'approche des élections, se prononcent pour un statu quo d'ici à la sortie complète du nucléaire, y compris les partis verts.

Seul le PTB a fait exception. Les manifestants ont choisi de se rassembler devant le site d'Engie-Electrabel pour cibler son rôle d'opérateur. "Du fait de la Convention de Paris signée en 1960, en cas d'accident majeur, Engie est dédouanée de sa responsabilité civile car, au pire, ils auraient un milliard d'euros à débourser en cas d'accident", souligne Francis Leboutte. "Un accident coûterait des centaines voire des milliers de milliards.

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