Entretien d'embauche: voici les questions auxquelles vous ne devez pas répondre

Lorsque vous tentez de décrocher un job, attention à certaines questions posées par le recruteur. Il y a des éléments de votre vie privée que vous n'êtes certainement pas obligés de révéler.

Nathalie De Man est une demandeuse d’emploi interpellée par le comportement d’un de ses potentiels employeurs. En août dernier, elle se présente à un entretien dans une agence de casting. Elle souhaite devenir bookeuse pour la boîte, s’occuper de la communication et du travail administratif. Lors de la conversation avec le recruteur, des questions plutôt privées lui sont très rapidement posées. Comptez-vous être enceinte ? Êtes-vous mariée ?

Sur le coup, Nathalie répond mais après le rendez-vous, elle s'étonne d'avoir été questionnée à ce point par le recruteur. Elle a donc décidé d’en parler autour d’elle.

Les règles sont pourtant claires. Il existe un cadre légal qui contraint un employeur à éviter de poser certaines questions qui relèvent de la vie privée. En 2007, la loi "genre" est créée. Elle vise à lutter contre la discrimination à l’embauche entre les hommes et les femmes.

D’autres conventions collectives sont venues s’ajouter à celle-là. Elles interdisent catégoriquement les questions liées à la vie privée, par exemple. Pour l'institut de l'Égalité entre les Hommes et les Femmes, il est essentiel de ne pas laisser passer ce type de discrimination, surtout lorsqu'il s'agit de grossesse.

Les questions auxquelles vous ne devez pas répondre

  • Êtes-vous enceinte ou comptez-vous l’être ?
  • Combien d’enfants avez-vous ?
  • Quel est l’âge de vos enfants ?
  • Avez-vous eu un cancer ?
  • Avez-vous le sida ?
  • Quelle est votre religion ?
  • De quelle tendance politique êtes-vous ?
  • Quel est votre poids ?
  • Êtes-vous divorcée ?

Une étude de l’institut de l’égalité des chances entre les hommes et des femmes rapporte qu’1 femme sur 4 déclare avoir été interrogée sur sa grossesse lors d’un entretien d’embauche. Chaque année, l’institut reçoit 1000 signalements par an de propos de certains employeurs liés grossesse et maternité. Les recours en justice sont possibles et s'il est prouvé que l’employeur est sorti des questions d’usage, l’employeur pourrait être obligé de payer 6 mois de rémunération en brut.

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