Entre Chênée et Verviers : les couleurs des graffeurs pour égayer les habitations d’une vallée sinistrée

Dans la vallée de la Vesdre sinistrée, vous avez peut-être découvert certains panneaux de bois décorés de dessins remplis de couleurs. Certains graffeurs ont décidé à leur manière, d’égayer le quotidien des habitants. De Chênée à Verviers, ils ont peint divers motifs sur les palissades provisoires de magasins et de maisons dévastées.

Peindre sur les panneaux de bois qui remplacent les vitres cassées

Munis de leurs rouleaux de peinture et de leurs bombes de couleurs Milo et ses deux potes graffeurs du R collectif installent leur échafaudage : on a été super bien accueillis quand on est arrivés. "Les habitants ont mis plein de panneaux de bois pour remplacer les vitres cassées et donc, on avait plein de surfaces à disposition. On a demandé les autorisations. Et les gens étaient super réceptifs. Ça les aide de voir de la couleur et autre chose que des débris et des traces des inondations." Des visages, des oiseaux, des fleurs, des appels à la solidarité… Le décor des panneaux de bois le long de la Vesdre, varie selon la sensibilité des graffeurs.

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© RTBF/Erik Dagonnier
© Tous droits réservés
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Une fresque pour ne pas oublier les inondations

A Vaux-sous-Chèvremont, une habitante leur a même demandé de créer pour elle, une fresque avec pour thème les inondations.
Madeleine voulait quelque chose de plus permanent. Elle leur a proposé de peindre sur l’ensemble du mur extérieur de sa maison sinistrée : "Ils sont formidables. Ils vont dessiner un Martin-pêcheur qui sort de l’eau et à l’étage, la vie qui reprend vigueur. L’idée, c’est surtout d’égayer ce quartier sinistré et que les passants n’oublient pas."

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L’équipe de graffeurs du collectif R et une habitante. © RTBF/Erik Dagonnier

 

Ça met de la gaieté. Ça nous fait du bien

Les habitants comme Laurence, sont visiblement enthousiastes : "ça met de la gaieté, c’est superbe. C’est artistique. Ça nous fait du bien. Le quartier est plus que triste, il est dévasté. Ici, on est à Bagdad, on n’est plus sur terre, en fait. Donc, ça nous met du baume au cœur."

Notre reportage à Vaux-sous-Chèvremont

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