Le ministre Bacquelaine n'exclut pas la reconnaissance de la pénibilité du métier d'enseignant

Le ministre Bacquelaine n'exclut pas la reconnaissance de la pénibilité du métier d'enseignant
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Le ministre Bacquelaine n'exclut pas la reconnaissance de la pénibilité du métier d'enseignant - © NICOLAS MAETERLINCK - BELGA

Le ministre fédéral des Pensions Daniel Bacquelaine (MR) a confirmé mercredi que plusieurs scénarios étaient à l'étude pour une éventuelle reconnaissance de la pénibilité du métier d'enseignant, lequel pourrait dès lors bénéficier d'un départ anticipé à la retraite.

"A l'inverse d'autres, le ministre Bacquelaine n'a jamais dit que le métier d'enseignant n'était pas un métier pénible", a commenté mercredi son porte-parole après la publication d'un article du Morgen faisant état de la possibilité pour certaines catégories de profs de pouvoir dételer plus tôt. "Plusieurs scénarios sont sur la table, mais c'est la concertation sociale en cours qui en décidera", a précisé le porte-parole, sans confirmer toutefois les chiffres livrés par le quotidien flamand.

Les syndicats du pays continuent de faire pression pour reconnaître la pénibilité de la profession d'enseignants : ce mercredi, ils se sont rassemblés à Bruxelles afin de faire front commun sur la question.

Une note gouvernementale reconnaissant la pénibilité

De nombreux enseignants pourraient accéder plus tôt que les autres à la retraite, si l'on s'en tient aux implications d'un document de travail du ministre des Pensions Daniel Bacquelaine (MR), circulant au gouvernement fédéral, écrit le quotidien flamand de Morgen, dans son édition de mercredi. Selon le journal, qui s'en réfère à plusieurs sources bien informées, la possibilité de voir nombre de professeurs accéder anticipativement à la retraite est grande.

Ceux qui donnent cours dans le primaire et le secondaire pourraient accéder, dans le cas le plus favorable, deux ans plus tôt que prévu à la pension. Les professeurs de maternelles et de l'enseignement spécialisé pourraient mettre un terme à leur carrière jusqu'à 4 ans plus tôt. Les professeurs dans l'enseignement supérieur et pour adultes ne seraient pas concernés.

Résistances politiques et syndicales

La pénibilité serait ainsi déterminée en fonction de quatre critères, à savoir les contraintes physiques, l'organisation du travail, le risque de sécurité, et la pénibilité mentale ou émotionnelle.

Suivant le nombre de critères auxquels il répond, le travailleur se verrait appliquer un coefficient qui multiplierait ses années "pénibles" et accroîtrait ainsi ses années de carrière.

Le projet rencontre toutefois depuis son dépôt, des résistances tant au niveau politique que syndical. La N-VA veut éviter que les coefficients de pénibilité soient trop généreux. Le syndicat socialiste, qui a mené fin février un grève dans le secteur public pour protester contre la réforme, juge certains de ces éléments inacceptables. Les syndicats libéral et chrétien ne s'étaient pas joints pas à cette action.

La publication de l'article du Morgen intervient alors que les syndicats du nord et du sud du pays mènent ce mercredi une rencontre nationale de leurs délégués pour discuter de la réforme des pensions et de la pénibilité de leur métier.

"Si l'enseignement ne figure pas sur la liste des métiers lourds, des actions seront inévitables dans l'enseignement francophone et néerlandophone...", avaient averti ces organisations en choeur, lundi.

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