Enseignement secondaire : une fuite concerne un examen de néerlandais

Une nouvelle fuite a été révélée ce mardi
Une nouvelle fuite a été révélée ce mardi - © Archive RTBF

Un nouvel épisode dans la série des fuites dans le cadre des examens externes a été révélé mardi par La Libre. L’examen de néerlandais de quatrième secondaire s’est également retrouvé sur les réseaux sociaux. Si cet examen - qui n'est pas obligatoire - ne touche qu’une vingtaine d’écoles, les conséquences pourraient être fâcheuses pour celles qui l'auront choisi comme seule épreuve dans cette matière.

Après les fuites dans le cadre du CESS des épreuves externes en français et en histoire, il faut à présent ajouter des fuites pour l’examen de néerlandais en quatrième secondaire. L’explication de l’apparition de ces nouvelles fuites sur les réseaux sociaux, est ici plus simple : l’examen n’a pas été donné au même moment dans toutes les écoles. Ce qui a permis aux derniers élèves - qui ont passé l’examen - de bénéficier de la copie des épreuves données dans les premiers établissements.

Cet examen est un projet pilote en Fédération Wallonie-Bruxelles. Seules une vingtaine d’écoles sont concernées. La question est de savoir maintenant si ces écoles ont d’autres moyens d’évaluer les élèves qui ont passé l’examen. Mais cela montre aussi, s’il le fallait encore, le besoin de revoir les procédures des examens externes.

Du côté de la ministre de l’Éducation Joëlle Milquet on nous assure, même s’il s’agit d’un test, ne pas minimiser l’affaire. Alors, cette épreuve sera-t-elle également annulée ? Joëlle Milquet devrait prendre une décision ce mercredi après le conseil des ministres.

Le MR exige des garanties

Le MR demande à la ministre de l'Éducation de "prendre les mesures nécessaires pour garantir une certification équitable et valable des diplômes des élèves concernés pour cette session", indique la cheffe de groupe MR au Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, Françoise Bertieaux.

"A la lecture de ces nouveaux éléments, le groupe MR demande la mise en place d'une Commission spéciale au sein du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dont la tâche sera de faire toute la clarté sur les événements de ces deux derniers jours, d'entendre la ministre et l'administration, de récolter toutes les informations quant à l'actuelle procédure en place et de réfléchir à la mise en œuvre d'un nouveau système et des moyens à déployer", affirme Françoise Bertieaux.

"Cette Commission devra aussi assurer le suivi des mesures adoptées et de leur bonne application", précise-t-elle. "Cette pagaille ne peut se reproduire en 2016. Il faut s'atteler à la sécurisation et à la modernisation de tout le processus organisationnel de ces épreuves, et également faire en sorte que des questionnaires 'bis' soient prêts le cas échéant pour éviter un tel football-panique. La ministre doit se remonter les manches pour revoir de fond en comble ce système", conclut la cheffe de groupe MR, selon qui Joëlle Milquet "doit consulter en urgence le secteur et opter pour une mesure sans délai".

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