Enseignement : reprise des inscriptions dans le secondaire pour les élèves qui n’ont pas encore de place, comment ça marche ?

Depuis ce lundi 26 avril, les inscriptions reprennent dans le secondaire pour la deuxième phase. Cela concerne les élèves qui n’ont pas obtenu de place dans les établissements de leur choix, lors de la première phase, ceux qui n’ont pas encore été inscrits ou ceux qui souhaitent s’inscrire dans un autre établissement que celui où ils ont obtenu une place.

Premier arrivé, premier inscrit

Lors de la première phase d’inscription, il n’y avait aucune nécessité de se dépêcher. Il fallait déposer les documents d’inscription à temps, entre le 1er février et le 5 mars et espérer avoir une place dans l’un des établissements choisis. Pour la deuxième phase, celle qui a débuté ce 26 avril, c’est différent. Ici, le premier arrivé est le premier inscrit.

Ce lundi matin, selon les établissements, il y avait parfois des files d’attente. La logique du premier arrivé, premier inscrit a en effet poussé certains parents à venir tôt, parfois très tôt, pour être dans les premiers à pousser la porte de l’établissement scolaire choisi. A Bruxelles, par exemple, où début avril, il y avait près de 1500 élèves sans place dans une école secondaire, certains établissements, plus prisés que d’autres, ont vu des files se former sur le trottoir, parfois pendant la nuit. C’était le cas par exemple devant la porte d’un établissement d’Etterbeek où il restait, avant l’ouverture, 16 places disponibles. Certains parents étaient donc venus attendre une grande partie de la nuit, équipés de thermos et de couvertures. "Je ne pensais pas être vingtième en arrivant à une heure du matin", expliquait une maman.

Cette phase d’inscription qui débute ce 26 avril s’adresse aux élèves qui n’ont pas obtenu de place dans l’établissement de leur choix lors de la première phase ou qui, malgré tout, veulent s’inscrire dans un autre établissement. Cela s’adresse aussi à des élèves qui, pour une raison ou l’autre, ne se sont pas encore inscrits.

Cependant, comme l’indique le site internet de la CIRI, la Commission Inter-Réseaux des Inscriptions, "À ce stade, les possibilités d’inscription sont réduites". En effet, "de nombreux établissements ont une liste d’attente". Il n’est plus non plus possible de faire valoir une priorité, comme avoir un frère ou une sœur déjà inscrit(e) dans l’établissement pour contourner les listes d’attente.

Il est possible de s’inscrire même si on est déjà en liste d’attente dans un établissement préférentiel

Pour s’inscrire, à partir de ce 26 avril, dans un établissement, il est conseillé de consulter la liste des écoles pour vérifier s’il y a encore de la place ou s’il y a une liste d’attente.

Le fait de s’inscrire aujourd’hui dans un établissement ne remet pas en cause les classements en liste d’attente. Cela n’empêche pas d’obtenir une place dans l’un des établissements choisis par préférence lors de la première phase. Un élève peut très bien s’inscrire aujourd’hui dans une école tout en restant dans la liste d’attente des établissements qu’il avait initialement choisi lors de la première phase, du 1er février au 5 mars. Dans les établissements scolaires, les listes d’attente et les classements évolueront jusqu’au 23 août.

Plusieurs scénarios sont envisageables

Le site de la Ciri détaille plusieurs cas de figure pour les élèves qui seraient déjà sur des listes d’attente à l’issue de la première phase d’inscription et qui, à partir de ce 26 avril, iraient s’inscrire dans un autre établissement.

Il y a d’abord le cas d’un élève en liste d’attente dans ses quatre établissements préférentiels. Lorsqu’à la suite du classement de la CIRI, l’élève est en liste d’attente dans ses quatre préférences, les parents peuvent, compte tenu de la position éloignée dans deux choix, décider d’y renoncer. Par prudence, ils peuvent choisir, à partir de ce 26 avril, d’inscrire leur enfant dans un établissement incomplet où ils vont obtenir une place. Cette inscription sera considérée comme de moindre préférence (établissement classé en dernier choix) et n’enlèvera pas le droit de prétendre à une place dans l’établissement du premier ou deuxième choix, si une place devait s’y libérer. Si au 1er juillet, l’élève obtient une place dans l’établissement de 1re préférence, c’est celle-ci qui sera prise en compte. Toutes les autres inscriptions seront annulées, y compris celle qui aurait été réalisée lors de la deuxième phase, à partir du 26 avril.


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Le deuxième cas de figure concerne l’élève qui, à la suite du classement de la CIRI, est en liste d’attente dans ses quatre préférences. Mais dans ce cas-ci, à la différence du premier cas, les parents n’ont renoncé à aucune de ces demandes d’inscription. S’ils décident d’inscrire leur enfant dans un établissement dans lequel la liste d’attente est réduite. Cette inscription sera considérée comme de moindre préférence (établissement classé en dernier choix). Si au 1er juillet, l’élève obtient une place dans cet établissement et que cet établissement est préféré aux autres établissements qui avaient été choisis, l’élève doit être désinscrit des autres établissements où il était en liste d’attente.

Le troisième cas de figure sera celui de l’élève qui, à la suite du classement de la CIRI est en liste d’attente dans sa meilleure préférence. Par prudence, les parents peuvent inscrire leur enfant dans un établissement incomplet où ils obtiendront une place. Cette inscription sera considérée comme de moindre préférence (établissement classé en dernier choix). La place en liste d’attente dans l’établissement du 1er choix sera maintenue jusqu’au 23 août. Si à cette date, la situation de classement n’a pas évolué, la place en liste d’attente sera alors automatiquement supprimée. L’élève devra se rendre à la rentrée dans l’établissement choisi après le 26 avril, lors de la reprise des inscriptions.

Près de 2400 élèves n’étaient pas encore inscrits avant le 26 avril

Début avril, 2398 élèves de 6e primaire étaient sur liste d’attente en vue de leur inscription en première secondaire, selon des chiffres livrés par la Commission Inter-Réseaux des Inscriptions (CIRI). Cela représentait une augmentation de près de 30% par rapport à l’an dernier.

C’est en Région bruxelloise que la situation est la plus tendue, avec 1492 élèves dits "sans école", soit une augmentation de 27% par rapport à 2020. Les chiffres montrent également une très forte progression (+38%) du nombre d’élèves sur liste d’attente dans le Brabant wallon. Ils sont 177 dans ce cas cette année, contre 128 l’an dernier. Dans le reste de la Wallonie, le nombre d’élèves sur liste d’attente a progressé aussi, de l’ordre de 22%, pour atteindre 702 unités, contre 572 l’année dernière à pareille époque.

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