Enseignement : "Il faut des balises claires pour la suite de l'année" demande Marie-Martine Schyns (cdH)

"Depuis le début de l’année scolaire, on a l’impression qu’on court après le virus, et qu’on n’a pas suffisamment anticipé ce qui est en train de se passer. On a assisté à des décisions parfois un peu confuses début novembre par rapport aux jours de congé. On attend aujourd’hui de la prévisibilité. On aurait pu faire mieux : depuis fin août, certains acteurs suggéraient déjà qu’il y ait une semaine pour anticiper le congé de Toussaint pour casser la transmission du virus", explique la députée wallonne Marie-Martine Schyns (cdH) interrogée sur la Première. Son parti est actuellement dans l’opposition et elle a précédemment été ministre en charge de l’Education dans le gouvernement précédent.

La députée wallonne critique la communication des responsables actuels au sujet de l’école : "Il y a eu pas mal de confusion avec des systèmes de codes qui sont verts, puis oranges, et puis on est dans un orange ajusté. Cela veut dire que les enseignants et les pouvoirs organisateurs doivent réajuster ce qui avait été préparé. Je pense que c’est cela qu’il faut vraiment éviter. Quand on lit les experts, on peut se dire que janvier, février et mars ne vont pas être foncièrement différents de ce qu’on vit maintenant. Donc : décidons aujourd’hui, n’attendons pas le mois prochain pour annoncer à quoi va ressembler la suite de l’année scolaire. Tout le monde a besoin de prévisibilité. Ne pas avoir ces décisions, cela ajoute de l’angoisse à l’angoisse".


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"Il faut éviter de lancer des ballons d’essai : le ministre-président annonce qu’on pourrait prolonger l’année scolaire jusqu’en juillet. Pourquoi pas ? A un moment donné, le gouvernement se concerte avec les acteurs de l’école et il peut décider, sans dépendre de ce qui se fait en Flandre. Il faut pouvoir assumer et donner une prévisibilité. C’est ce que je demande aujourd’hui au gouvernement".

Concernant l’enseignement qui est dans une formule hybride entre présentiel et à distance, Marie-Martine Schyns dit : "Il faut des balises claires pour la suite de l’année, pour que les enseignants aient la possibilité de se préparer. Donner cours à distance et créer des tutoriels ou être en classe, ce n’est pas du tout la même méthode pédagogique".

"Aujourd’hui, la situation est : des enseignants qui donnent cours masqués dans des courants d’air, des élèves du secondaire qui sont en partie chez eux et en partie à l’école, et même quand ils sont à l’école c’est compliqué pour eux de comprendre les règles. Il y a un travail d’explication et de communication qui doit être fait. Pour pouvoir bien expliquer il faut que les décisions soient prises et soient claires".

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