Enquête classée sans suite sur Salah Abdeslam: le cdH veut une Commission au Parlement

Le cdH se dit "révolté" d'apprendre qu'une enquête initiée en janvier 2015 ait été classée sans suite.
Le cdH se dit "révolté" d'apprendre qu'une enquête initiée en janvier 2015 ait été classée sans suite. - © ERIC LALMAND - BELGA

Le cdH se dit "révolté" d'apprendre qu'une enquête initiée en janvier 2015, juste après la fusillade de Verviers, par la police locale de Molenbeek et plus tard transmise à la police fédérale ait été classée sans suite.

Dans un communiqué de presse, les humanistes s'étonnent "que la section anti-terroriste de la police fédérale aurait été informée des intentions des frères Abdeslam plus d’un an avant la tragédie du 13 novembre 2015" sans aller plus loin dans les investigations. Pour le parti, "l'inqualifiable gravité des événements impose que le Parlement belge ouvre une Commission d’enquête dotée des pleins pouvoirs d’investigation".

Assumer sa part de responsabilité

Avec ces nouveaux éléments, les manquements des autorités belges semblent devenir de plus en plus évidents. Mais pour le parti humaniste, "la honte provoquée par un tel constat chez tous les habitants du pays ne peut nous tétaniser". Il faut donc oser aller au fond de l'enquête même si les résultats mettent toute la lumière sur de graves erreurs de la Belgique.

Le cdH propose donc que la Commission spéciale déjà en place se transforme en Commission d'enquête "afin de déterminer sans tabous la responsabilité de la Belgique dans les événements ayant conduit à ce massacre, et tout mettre en œuvre pour que de telles sinistres fautes ne puissent plus se reproduire à l’avenir".

Pour le Président du cdH, Benoit Lutgen, "l’amitié que nous portons à la France et la compassion infiniment sincère que nous éprouvons envers les victimes de ces actes barbares doivent nous conduire à la plus absolue transparence. Quelles que soient les responsabilités, et à quelque niveau qu’elles puissent se situer, elles doivent être établies à livres ouverts, et sans huis-clos".

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