Enfants syriens: le Délégué général aux droits de l'enfant regrette la décision de Maggie De Block

La semaine dernière, un juge des référés de Bruxelles a décidé de contraindre l'Etat belge à rapatrier six enfants et deux mères qui se trouvent dans un camp de réfugiés en Syrie. Le gouvernement a annoncé cet après-midi qu'il allait faire appel dans les prochains jours de la décision le contraignant à rapatrier ces enfants et leurs mères. Les défenseurs des droits de l'enfant regrettent cette décision.

Le Délégué général aux Droits de l'enfant, Bernard De Vos, qualifiait cette décision de "véritable ballon d'oxygène". Mais aujourd'hui, il tombe de haut: "Le gouvernement n'a jamais été très proactif en la matière, il n'a jamais pris suffisamment cette situation au sérieux. Cela fait très longtemps qu'on lui demande d'user de toutes ses influences à tous les niveaux diplomatiques, et notamment pour tenter de faire sortir ces enfants d'un véritable enfer dans lequel ils vivent... sans beaucoup de réactions" dénonce-t-il.


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Respecter l'unité familiale

Sur la plateau de VTM, ce dimanche, la ministre en charge de l'Asile et la Migration Maggie De Block (Open VLD), annonçait interjeter appel de la décision du juge des référés, indiquant sur Twitter que "les femmes de l'Etat islamique ne méritent pas notre empathie." 

Or, la décision du tribunal a bien affirmé que l'on ne pouvait pas séparer les enfants de leurs mères. Une décision somme toute logique pour Bernard De Vos: "Le principe d'unité familiale doit être maintenu. Il faut savoir que ces deux mères ont été condamnées toutes les deux à cinq ans de prison. Il est entendu qu'une fois qu'elles seront sur le territoire belge, elles devront effectuer cette peine. Les enfants garderont des contacts avec leur mère selon les mêmes conditions que les enfants dont les mères sont détenues ici en Belgique."

Dans une carte blanche, le Délégué général aux Droits de l'enfant dénonce "le maintien d’une position qui n’est pas acceptable pour un Etat tel que la Belgique car elle augmente encore davantage le risque pour ces enfants de vivre dans un environnement hostile."

 

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