"Encore un jour noir pour les indépendants", "une occasion manquée pour offrir une perspective" aux secteurs fermés : voici les réactions au comité de concertation

Le Premier ministre a été clair : "L’heure n’est pas aux assouplissements", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse qui a suivi le comité de concertation. Et, comme attendu, aucun assouplissement ne sera appliqué prochainement. Au contraire, les contrôles seront renforcés, que ce soit pour le télétravail ou pendant les fêtes, le ski sera interdit et les non-résidents devront également présenter un test covid négatif à leur entrée en Belgique.

Aucune perspective en vue alors pour les métiers de contact : pour l’Union des Classes Moyennes, il s’agit d’un véritable "pas en arrière", voire un "constat d’échec".

Une même déception partagée par le Syndicat Neutre pour les Indépendants : "Le comité de concertation a à nouveau manqué une occasion de donner des perspectives aux professions de contact, au secteur de l’événementiel, à l’horeca et d’autres secteurs fermés. Nous devons garder une perspective pour tous les secteurs qui sont actuellement fermés".

Un rapport jugé comme "peu convaincant"

L’UCM parle de frustration, surtout en ce qui concerne les métiers de contact, tels que les coiffeurs, les esthéticiennes. "Les métiers de contact espéraient rouvrir avant les fêtes. Les voilà condamnés à rester fermés sur la base d’un rapport qui ressemble davantage à un dossier à charge qu’à un travail scientifique", voici la réaction de l’Union des Classes Moyennes suite aux annonces du comité de concertation.


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Et il est toujours question d’études, selon le SNI. Si le Syndicat dit comprendre que les assouplissements ne soient pas possibles, il demande au gouvernement de se pencher sur des études permettant d’objectiver les lieux les plus à risque pour les contaminations. "Tant qu’il n’y a pas de chiffres objectifs et/ou d’étude approfondie, il est difficile de justifier la fermeture des professions de contact et même de l’horeca et de l’événementiel", déclare le SNI.

Huit séances gratuites chez le psy : un pas en avant, mais toujours insuffisant

Lors de sa conférence de presse, le Premier ministre l’a déclaré : "Nous ne pouvons pas vous donner de nouvelles positives, mais nous ne vous oublions pas".


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Une phrase qui fait écho à une mesure adoptée par le ministre fédéral des Indépendants, David Clarinval : huit séances chez un psychologue seront gratuites pour les indépendants touchés par la crise. Une mesure "à saluer" pour le SNI, mais toujours insuffisantes car elles ne "résolvent pas fondamentalement le problème". Même son de cloche du côté de l'UCM, qui demande de l'espoir et des perspectives: "Ce qu'attendent aujourd'hui les hommes et les femmes qui ont entrepris, ce n'est pas qu'on soigne leur désespoir, c'est qu'on leur permette d'espérer. Pour cela, les conditions sont connues: une politique sanitaire cohérente, des perspectives de réouverture et des aides à la hauteur des sacrifices demandés", tranche-t-il.

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