Taxe kilométrique: "Pas un supplément mais un glissement d'impôt"

Rouler en zone urbaine pourrait à l'avenir coûter 9 cents par kilomètre, contre 5 cents sur l'autoroute et 6,5 sur les autres routes, écrivent vendredi De Morgen et Het Laatste Nieuws. Selon les quotidiens, une personne allant de Malines à Bruxelles en voiture paierait 17 euros par semaine.

"Il s'agit de tarifs indicatifs pour le test que nous allons mener", explique le secrétaire d'État bruxellois compétent, Bruno De Lille. "Et il est important de savoir qu'il n'y aura pas d'impôt supplémentaire avec cette taxe au kilomètre."

La taxe au kilomètre doit cependant entraîner une diminution de l'utilisation de la voiture, selon le secrétaire d'État. "Le but est que les gens changent leur comportement de mobilité. Durant le projet pilote, nous évaluerons dans quelle mesure cela se produit. Les personnes qui utilisent les alternatives à leur disposition feront en sorte que les personnes sans alternative puissent rouler plus facilement. Ce qui rend la chose plus intéressante financièrement, car grâce à la réduction des files elles pourront rouler en heure creuse de sorte qu'elles paieront moins de taxe", argumente Bruno De Lille.

Un test sur 1200 personnes

Le projet pilote doit également permettre aux gens d'être informés des autres possibilités près de chez eux. Là où il n'y a pas d'alternatives, on pourrait appliquer un prix réduit.

C'est le résultat d'un accord trouvé par les Régions wallonne, flamande et bruxelloise sur les tarifs de la taxe kilométrique. Le principe prévoit donc une taxe automobile sur chaque kilomètre parcouru, en fonction des heures de pointe ainsi que du type de route empruntée par le conducteur. L'expérience commencera le 17 février dans la zone couverte par le futur RER ferroviaire ainsi que dans Bruxelles et sa périphérie, et concernera quelque 1200 personnes équipées d'un GPS qui calculera les distances parcourues.

Belga

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