En Wallonie, des volontaires pour constater certaines infractions environnementales

Demander au citoyen d’être l’agent contestateur des incivilités environnementales et de traquer ceux de ses semblables qui sont moins regardants, voici l’ambition du ministre wallon de l’Environnement. Carlo Di Antonio peaufine un décret qui permettra à des volontaires de constater certaines infractions environnementales.

Mégot par terre, chat on stérilisé

Par exemple, ces auxiliaires volontaires (rémunérés) pourront dénoncer une personne qui a déposé un sac à un endroit interdit, qui a jeté un mégot par terre ou encore celui qui laisse circuler un chat qui n’est pas stérilisé.

Pour Carlo Di Antonio, cet auxiliaire volontaire sera une sorte d'"assistant de l'agent communal constatateur officiel, après avoir suivi une formation"

Justicier à la petite semaine?

L’initiative fait néanmoins immanquablement surgir l’image du corbeau voire du justicier à la petite semaine. De son côté, Carlo Di Antonio balaie ces idées. Les auxiliaires, dit-il, resteront sous la responsabilité de l’agent constatateur et ne pourront pas réellement faire des constats dans leur quartier.

Il explique: "Je pense que tout le cadre est mis en place pour éviter ça. C'est quelque chose qui existe déjà lorsqu'on surveille son quartier et auquel on participe, avec un réseau de sms par exemple, lorsqu'on prévient qu'il y a dans la rue des gens un peu bizarres qui sonnent aux portes". 

L’initiative va sans doute faire débat et le ministre en est conscient. C’est typiquement le genre de contrôle qu’on attend des autorités publiques. Mais, dit-il, personne n’étant prêt à engager ou recruter des agents supplémentaires, nécessité fera donc loi.

Qui serait intéressé par ce statut?

"Les demandes les plus fréquentes viennent des pensionnés. Des gens qui sortent d'une administration et disent être partants pour continuer à être actif et assister un agent constatateur à raison d'une journée, une demi-journée par semaine. Ainsi, ils seront défrayés sur base du statut de la loi sur le volontariat", explique Carlo Di Antonio. 

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