En l'absence de coalition, Sophie Wilmès n'est pas prête à former un nouveau gouvernement

Les présidents du PS et du SP.A, Paul Magnette et Conner Rousseau, ont consulté ce week-end leurs homologues des autres partis pour dégager les priorités d’un futur gouvernement. Ils ont présenté ce lundi leur rapport à Sophie Wilmès puisqu’à leurs yeux, elle est la personne la mieux à même de diriger les pourparlers à venir. Pour la Première Ministre, il est toutefois trop tôt. Selon Sophie Wilmès, le travail préparatoire manque encore de consistance.

Constructif mais insuffisant

Paul Magnette et Conner Rousseau évoquent toutefois une discussion constructive. Sur Twitter, le président du PS explique que "la réunion a été productive". Son alter ego du SPA évoque la rencontre dans des termes identiques : "productieve vergadering", conclut-il.

Que contient exactement le rapport ?

Sur le contenu du rapport, on en est réduit à des conjectures. Selon nos informations, le duo des présidents socialistes proposerait une coalition dans leur rapport. Cette coalition pourrait inclure la N-VA, ce qui pourrait expliquer les réflexions en cours dans les différents états majors. Mais, à cette heure, ils n’ont pas encore l’accord des partis concernés. Or, cette condition doit être remplie si l'on veut passer à l'étape suivante.

Le politologue de l'université de Gand, Carl Devos, y va de son commentaire sur Twitter: "La formation [du gouvernement fédéral] ressemble à la Coupe du monde de "refilage de patate chaude". Wilmès devrait trancher le problème que certains présidents reportent depuis le 26.05.2019. Un Premier ministre qui doit diriger un gouvernement doit prendre une décision ultime maintenant."

Or, il semble que Sophie Wilmès ne soit pas prête à mettre la main à la pâte aussi longtemps que des garanties, des raisons concrètes d’espérer avancer ne soient pas réunies.

Le président du MR, Georges-Louis Bouchez a pour sa part réagi auprès de Belga: "A ce stade, cette question de relais ne se pose pas puisque la séquence précédente n'est pas terminée. Elle ne pourra l'être que lorsque des partis acceptent de constituer une coalition gouvernementale, ce qui n'est pas encore le cas. En Belgique, on ne peut désigner un formateur que lorsqu'un périmètre de coalition est arrêté, ce qui n'est pas constatable en l'espèce."

Voilà la situation actuelle, 386 jours après les élections.

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