En colère, le personnel de l'hôpital Saint-Pierre accueille Sophie Wilmès le dos tourné

La Première ministre Sophie Wilmès a visité ce samedi plusieurs hôpitaux bruxellois. L’occasion de rencontrer tous ceux qui luttent depuis plus de deux mois maintenant contre la maladie et qui sont aujourd’hui à bout de souffle.

A l’hôpital Saint-Pierre une partie du personnel soignant a clairement exprimé sa colère face à la Première ministre. Ils l’ont accueillie avec une "haie d’honneur", mais en restant le dos tourné.

Selon la CGSP, une centaine d'infirmiers, médecins, aides logistiques, personnel de nettoyage, administratifs, pompiers... ont pris part à cette action symbolique.

Le secteur a très mal accueilli les arrêtés royaux prévoyant une réquisition de personnel en cas de besoin. Les infirmiers estiment avoir fourni assez d'efforts et s'être montrés suffisamment disponibles tout au long de la crise sanitaire.

Fortement sollicités ces dernières semaines, les infirmiers et infirmières attendent aussi de voir les effets du "fonds blouses blanches". Pour l’année 2020, il est prévu que ce Fonds reçoive 400 millions d’euros.


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"Le politique nous tourne le dos constamment face à nos appels à l’aide, affirme un infirmier qui a préféré garder l’anonymat, au micro de la RTBF. Les équipes sont sous-staffées et les taux de burn-out le démontrent. On demande que le métier soit revalorisé et que le comptage d’équipe soit révisé à la hausse."

Sophie Wilmès a rencontré des représentants de cette action pendant une quarantaine de minutes. "Je pense qu'il y a un 'après Covid' et personne ne peut prétendre ne pas avoir compris ni ressenti la détresse du personnel infirmier, qui était déjà là avant la crise et qui s'est accru avec les difficultés", a-t-elle déclaré à l'issue de cet échange.

Et celle qui fut ministre du Budget dans le gouvernement fédéral entre septembre 2015 et octobre 2019 conclut : "J'ai envie d'apporter un message d'apaisement. Je ne conçois pas que l'après-crise soit ramené à ce qu'il y avait avant."

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