En cas de foyers de contamination dans les écoles, les stratégies varient d’une région à l’autre

Ces derniers jours, des cas de contamination inquiètent dans plusieurs écoles du pays. En Flandre et en province de Liège, des écoles ont dû être fermées la semaine passée. En ce début de semaine, c’est en région bruxelloise, c'est au tour de la section secondaire du Collège Saint-Michel à Etterbeek de fermer.

Lorsque des cas positifs se révèlent dans une école, et tout spécialement quand il s'agit du variant britannique, quelles décisions sont prises ? Les approches varient selon les régions.

 

En Flandre, des bus de test jusque dans les écoles

La semaine dernière, la Flandre a eu à gérer des cas de contamination au Covid-19 dans ou autour d’écoles, avec une mise en évidence de la présence du variant britannique du coronavirus.

En Flandre occidentale, à Houthulst, un foyer de coronavirus dans une maison de repos a nécessité la prise de mesures d’urgence dans toute la région. Houthulst, Dixmuide et quelques localités environnantes ont connu une sorte de confinement, avec une limitation plus stricte des activités. Dans les écoles de la région, les autorités ont voulu procéder à des tests massifs pour mesurer l’ampleur de la propagation du variant britannique. Même chose en province d’Anvers, à Edegem et Kontich. Là, une vacancière qui n’avait pas respecté les règles de la quarantaine à son retour de Suisse a été à l’origine d’une propagation du virus dans deux établissements scolaires.

Dans les deux cas, les autorités locales, le bourgmestre et la Région flamande ont coordonné les opérations. Des bus appartenant à l’hôpital universitaire d’Anvers et aménagé pour réaliser des tests de dépistage ont été dépêchés sur place pour procéder à des tests sur la population des écoles et les enseignants.

C’est la politique de santé imaginée par les autorités en Flandre pour répondre à ce type de crise.

En Wallonie, prière de se rendre au centre de testing

Au Sud du Pays, en cas de contamination dans une école, la procédure prévoit que la médecine scolaire décide, avec l’Aviq, l’Agence Wallonne pour la qualité de vie, de fermer l’établissement scolaire ou de le laisser ouvert.

On l’a vu la semaine dernière, à Ans, lorsque des cas de coronavirus ont été repérés dans des établissements scolaires, il a été décidé de fermer deux écoles.

Ici, contrairement à la Flandre, on n’a pas envoyé de bus sur place avec lesquels on aurait pu tester directement les élèves et le personnel des écoles. Dans ces cas, il a plutôt été demandé aux parents de faire tester leurs enfants, au plus vite, le lendemain. A charge pour les parents de se rendre avec leurs enfants dans un centre de testing proche, en l’occurrence celui de Vottem, à quelques kilomètres des écoles concernées par la contamination.

Un testing non obligatoire qui pose question

Cette procédure suscite des questions, notamment du côté de l’échevinat en charge de l’instruction publique à Ans, car le test n’était pas obligatoire. Il était fortement conseillé et recommandé. Dans la première école, celle du Tilleul, où 46 cas positifs ont été détectés, 90% de la population scolaire a passé le test de dépistage. Dans l’autre établissement de la commune, où deux cas avaient été détectés, 30% des élèves sont allés se faire tester.

Le fait, donc, que certains enfants ne soient pas testés, parce que les parents n’ont pas jugé utile de le faire ou parce qu’il leur a été difficile de se rendre dans un centre de test, par exemple, pose problème. "C’est assez préoccupant. Quid du retour des enfants non testés à l’école", explique Nathalie Dubois, échevine en charge de l’instruction. Il va falloir gérer la situation, lors de la réouverture de l’école, "Nous essayons de mettre en place une stratégie pour le retour de ces enfants à l’école", poursuit Nathalie Dubois.

A Bruxelles, dépistage "instamment recommandé"

Dans la capitale, un travail de traçage spécifique des nouveaux variants est en place depuis la mi-janvier. Ce travail de traçage concerne aussi les écoles et a permis d’identifier des foyers d’infection dans huit écoles bruxelloises. Selon les cas, cela a mené à des fermetures de classes, à la mise en quarantaine de classes avec recours à l’enseignement à distance. Dans le cas du Collège Saint-Michel, à Etterbeek, c’est toute l’école secondaire qui a basculé dans l’enseignement à distance, vu la complexité du dossier, après la détection de sept cas positifs au variant britannique et d’au moins 18 cas positifs au Covid-19.

Cependant, il n’y a pas de dépistage systématique de toute la population d’un établissement scolaire. Il n’y a pas non plus de bus comme en Flandre qui se rendrait dans une école pour faciliter les opérations de test. Les autorités bruxelloises ont prévu un dispositif dans lequel elles recommandent instamment le test de dépistage. Celui-ci est à passer dans l’un des centres prévus pour cela dans la capitale.

Quelles mesures de testing face à un cluster ? (JT du 25/01/2021)

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