En Belgique, les "fausses" alertes à la bombe coûtent cher

En Belgique, les "fausses" alertes à la bombe coûtent cher à l'Etat
En Belgique, les "fausses" alertes à la bombe coûtent cher à l'Etat - © FILIP DE SMET - BELGA

Depuis les événements de Paris et les menaces d'attentat chez nous, les fausses alertes à la bombe se multiplient dans notre pays. Pas moins de dix alertes en 20 jours, principalement à Bruxelles. De fausses alertes qui mobilisent à chaque fois les forces de l'ordre et qui coûtent cher. A Etterbeek, le bourgmestre Vincent De Wolf (MR) exprime son ras-le-bol.

Après Liège, Verviers et Tournai, c'est principalement la capitale qui est sous tension. Une alerte à la bombe à Uccle, trois à Bruxelles-Ville et trois à Etterbeek ces derniers jours.

Vendredi soir, le quartier de la Bourse à Bruxelles a été évacué. Une valise suspecte venait d’y être signalée. Il faudra plus de deux heures et l'intervention des démineurs pour se rendre compte que la valise était vide. Dans la nuit de samedi à dimanche, 2500 personnes sont évacuées d'une salle de fête à Molenbeek. En cause, un appel anonyme annonçant une explosion. La Croix rouge est venue sur place pour distribuer des couvertures. C’était une fausse alerte.

Et si il faut encore un exemple de cette multiplication d'appels farfelus, un homme a déposé une caisse dans le quartier de la Chasse à Etterbeek le 13 janvier en criant "dégagez, ça va péter!"

Un canular de mauvais goût pour le bourgmestre Vincent De Wolf, et qui coûte très cher : "Le tram, le bus à détourner, les piétons et les voitures à évacuer. Tout est bloqué pendant deux, trois heures et l’on doit faire appel à des policiers et des assistants sociaux."

Le bourgmestre parle d’un trouble social considérable. Mais ce n’est pas tout, "il faut ouvrir un centre d’hébergement dans l’urgence, requérir du personnel et des bus pour déplacer les gens. Il faut surtout calmer la population et le voisinage qui sont totalement paniqués. Ensuite arrive le service de déminage, on fait exploser, on voit qu’il n’y a rien donc progressivement on lève le dispositif…et le lendemain on recommence."

A Etterbeek, c’est du jamais vu. Pourtant, les alertes à la bombe y sont plutôt rare, une seule par an en moyenne.

RTBF

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