Emploi à Bruxelles : finie la "Garantie Jeunes", voici la "Garantie Solutions" pour tous

Actiris
Actiris - © THIERRY ROGE - BELGA

L’urgence du gouvernement, en matière d’emploi, concerne le manque de qualifications dont souffrent un certain nombre de Bruxellois (60% des chercheurs d’emploi n’ont pas de diplôme de l’enseignement secondaire supérieur). La "stratégie 2025" est prolongée jusque 2030 et "appuiera particulièrement les alliances emploi-environnement notamment en matière de construction. A l’horizon 2030, cette stratégie permettra aux habitants de la Région, et particulièrement aux demandeurs d’emploi, de rejoindre le niveau de compétences requis sur le marché du travail métropolitain".

La garantie emploi, lancée en 2014 et qui proposait un emploi, un stage ou une formation à chaque jeune s’inscrivant à Actiris change de dimension pour devenir une "Garantie Solutions" et s’adresser, cette fois-ci, "à tous les demandeurs d’emploi, quel que soit leur âge". Par ailleurs, "dans les quartiers statistiquement les plus pertinents", des zones "Zéro chômeur de longue durée" seront mises en place et "adaptées à la réalité urbaine bruxelloise. L’objectif est de mieux répondre aux besoins de la Région et aux compétences des chercheurs d’emploi".

Le gouvernement annonce un focus particulier sur les NEET, c’est-à-dire les personnes qui n’ont "ni emploi, ni formation, ni enseignement" et qui ne sont pas inscrits chez Actiris "afin de les accompagner en vue de leur (re-) donner confiance en leurs capacités, et dans les institutions publiques d’emploi, de formation et d’enseignement. Cette première étape est en effet un préalable à l’élaboration d’un projet de vie professionnelle durable".

Les indemnités de formation deviennent des "revenus de formation", "permettant de compléter l’allocation du chercheur d’emploi par un revenu complémentaire visant la réussite d’une formation professionnalisante. Ce revenu sera porté à 4 euros par heure de formation prestée, dont 1 euro sera lié à la réussite de la formation. Tenant compte de cette nouvelle intervention, le revenu disponible du bénéficiaire s’établira au maximum au niveau du salaire minimum interprofessionnel. Le droit à ce 'Revenu de formation' sera préservé pendant toute la durée de la formation, pour autant que celle-ci soit menée à son terme. L’objectif est de soutenir le droit à la formation pour toute personne qui s’engage dans une formation professionnalisante et de lutter contre le décrochage de formation des chercheurs d’emploi les plus fragiles".

Notons que Vervoort III "poursuivra les réformes initiées en matière d’aide à l’emploi, y compris celle du dispositif ACS et pour les personnes sous statut dit 'article 60. Ces réformes seront évaluées dans le courant de la législature". A voir, donc.

A souligner également : une réforme du dispositif "congé-éducation payé", "pour en faire un véritable outil de formation continue" figure dans les intentions du gouvernement, ainsi que la mise sur pied d’un "monitoring permanent de la qualité du travail. Ce monitoring impliquera de définir la qualité d’un emploi avant de déterminer les indicateurs à mesurer et à analyser. Ce travail devra se faire en concertation avec les interlocuteurs sociaux".

 

Découvrez, dans le détail, les points les plus importants de l’accord de gouvernement bruxellois dans la série d’articles suivants :

Journal télévisé 15/07/2019

Newsletter info

Recevez chaque matin l’essentiel de l'actualité.

OK