Emeutes à Bruxelles: "Les récidivistes nous empoisonnent la vie, ils doivent être condamnés"

Emeutes à Bruxelles: "Les récidivistes nous empoisonnent la vie, ils doivent être condamnés"
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Emeutes à Bruxelles: "Les récidivistes nous empoisonnent la vie, ils doivent être condamnés" - © Tous droits réservés

Au micro de Matin Prem1ère, Charles Picqué, ex-ministre-président bruxellois, revient sur les événements qui se sont déroulés dans le quartier Louise le 25 novembre. Le bourgmestre de Saint-Gilles évoque aussi l'intention de Didier Reynders de prendre la présidence de la Région bruxelloise.

Troisième cas d'émeutes en moins de trois semaines. Selon Jan Jambon, le ministre fédéral de l'Intérieur, elles seraient toutes liées. Pour le bourgmestre de Saint-Gilles, les processus sont similaires. Une manifestation, spontanée ou programmée, des casseurs qui s'y greffent, souvent les mêmes, "L'enquête va devoir le démontrer, mais je le pense parce qu'on a quand même un peu l'expérience de ce phénomène. C'est pour piller des magasins, c'est pour en découdre avec la police, c'est peut-être instrumentalisé. Tout cela est à démontrer, on verra bien."

Un phénomène que Charles Picqué ne prend pas à la légère puisqu'il estime que les villes peuvent se relever de beaucoup de choses, mais pas du désordre ni des crises de confiance du citoyen dans le pouvoir public et dans l'autorité publique. Pour lui, les récidivistes "nous empoisonnent la vie et doivent être sévèrement condamnés".

Le pouvoir des réseaux sociaux

Si ce n'est pas la première fois que la capitale connaît ce genre d’événements, cela faisait tout de même un moment que des violences dans le genre ne c'étaient pas produites. "Il faut prendre en compte les événements sur lesquels  les casseurs se sont greffés : la victoire du Maroc, une manifestation qui avait sans doute son bien-fondé. Ce sont des manifestations où l'on retrouve quelques attitudes identitaires peut-être."

L'ex-ministre-président bruxellois note tout de même une nouvelle donnée qui intervient dans la perception que l'on a des événements et de l'organisation de toutes ces manifestations : les réseaux sociaux et leur pouvoir de mobilisation.

En matière de solutions, Charles Picqué estime qu'il ne faut pas chercher les remèdes en amont. "Vous pouvez leur offrir toute une série d'activités ludiques, culturelles, agréables, d'insertion socio-professionnelle, ce sont des casseurs, il faut d'abord traiter ce phénomène."

Le travail de la police

Pour l'homme politique, le travail de la police a été fait correctement samedi après-midi. "On n'entend rien qui peut démontrer qu'il y aurait eu des erreurs au niveau de la police, donc moi je salue le travail. Point à la ligne."

Pour Charles Picqué, l'idée serait une mission interministérielle, par exemple, qui met le fédéral parce qu'il y a la justice, le régional parce qu'il y a la prévention, les communautés parce qu'il y a la protection de la jeunesse et les sanctions aux mineurs. "Tout ça doit se mettre autour d'une table, c'est un nouveau plan d'action."

Le cas Reynders

Didier Reynders a annoncé récemment viser la présidence de la Région bruxelloise. Il n'est d'ailleurs pas tendre avec le parti socialiste. Il confiait récemment que la responsabilité du PS à Bruxelles est écrasante à plusieurs niveaux. Il ne parlait pas uniquement des émeutes. Pour Charles Picqué qui a été ministre-président à quatre reprises en Région bruxelloise, "il ne connaît pas les problèmes urbains et il ferait bien de se renseigner, de s'informer sur tout ce qu'on a mis en place justement en matière d'accompagnement des populations de certains quartiers."

Pour le bourgmestre, il est temps de faire preuve de sang-froid et de coordination entre les niveaux de pouvoir.

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