Elio Di Rupo sur les fêtes de fin d'année : "N’imaginez pas que vous pourrez accepter dix personnes"

Alors que la Belgique fait toujours face à la deuxième vague de coronavirus, à la veille d’un nouveau comité de concertation, où les représentants du gouvernement fédéral et des entités fédérées feront le point sur l’évolution de la crise sanitaire et sur les mesures prises, le Ministre-Président Wallon, Elio Di Rupo, était l’invité de Jeudi en Prime sur la Une, à l’issue du Journal Télévisé. L’occasion aussi de donner aux Wallons une idée un peu plus précise de ce que seront les fêtes de fin d’année.

Pas ou peu de couvre-feu à Noël et probablement un très léger élargissement de la bulle

Un couvre-feu a été instauré en Wallonie (et à Bruxelles) de 22 heures à 6 heures, jusqu’au 13 décembre. La prolongation de cette mesure n’a pas encore été décidée. En revanche, si le couvre-feu devait être maintenu au-delà de cette date, il serait cependant assoupli la nuit du réveillon de Noël en Wallonie.

"Noël est une fête familiale hyperaffective. Je pense qu’on doit trouver une solution spécifiquement pour Noël. Pour ce qui me concerne, la nuit du 24 au 25, il n’y aura pas de couvre-feu ou en tout cas, il sera réduit", annonce Elio Di Rupo.

N’imaginez pas que vous pourrez accepter dix personnes

Quant à savoir combien de personnes pourront se rassembler autour d’une table à Noël, le Ministre Président wallon ne sait pas quand la question sera tranchée. Rien ne dit qu’elle le sera lors du comité de concertation prévu ce vendredi 27 novembre. Il faudra peut-être attendre le 15 décembre.

"Tout va dépendre de ce que diront les responsables scientifiques. Une chose est certaine, Noël est un jour particulier, c’est un jour pour les familles. Mais soyons clairs, n’imaginez pas que vous pourrez accepter dix personnes. Aujourd’hui, on ne peut accepter qu’une personne. Peut-être va-t-on élargir à deux, trois, quatre, je n’en sais rien, c‘est le grand maximum. Il y a un geste à faire, mais c’est un petit geste pour tenir compte de ce côté affectif de Noël", a estimé Elio Di Rupo.

Un Nouvel An plus strict

En revanche, ce ne sera pas la même chose au nouvel an. Elio Di Rupo a laissé entendre que si l’on pouvait laisser quelques degrés de liberté à Noël, il ne faudrait pas recommencer une semaine après, sous peine de voir à nouveau le virus se propager. "Le Nouvel An est plutôt un jour festif. On doit éviter le caractère festif où les gens sont les uns près des autres", a déclaré le Ministre-Président wallon.

Dans le contexte sanitaire actuel, un déconfinement est-il envisageable ?

Ce vendredi, un comité de concertation se tiendra à 13 heures, où les représentants du gouvernement fédéral et des entités fédérées feront le point sur la situation sanitaire en Belgique et sur les mesures prises. La question de la réouverture des commerces non-essentiels sera sur la table.

"Demain, il y aura une discussion sur les commerces. Si vous écoutez les scientifiques, il ne faut pas rouvrir. Si vous écoutez les responsables des secteurs commerciaux, ils disent qu’il faut ouvrir. Je ne sais pas quelle sera la décision", a déclaré Elio Di Rupo.

Il poursuit : "Mais si on devait rouvrir, a minima, il faut des conditions extrêmement strictes, à la fois en termes de personnes qui peuvent entrer dans les commerces. Si c’est une grande surface, il faut laisser beaucoup d’espace entre les personnes, il faut que les files d’attente soient à l’extérieur et que chacun garde, au moins, 1,5 mètre et que tout cela soit contrôlé. Je crois que si demain, on devait accepter qu’on rouvre les commerces, ce serait avec des conditions extrêmement strictes

Elio Di Rupo comprend la situation intenable dans laquelle certains indépendants ou commerçants se trouvent. "On doit les aider, mais on ne doit surtout pas faire en sorte que la contamination reprenne, que l’on aille vers une troisième vague."

A la question "Fera-ton demain un geste à l’égard des commerces ? ", le Ministre-Président Wallon répond que tout le monde, côté politique, a envie d’aider les commerçants, mais "on doit tenir compte aussi de la réalité médicale. Si vous discutez avec les médecins et les infirmiers et infirmières, ils demandent que l’on n’ouvre pas", a conclu Elio Di Rupo.

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