Direct / Elio Di Rupo sur la gestion du coronavirus: "Le gouvernement wallon a tenté de gérer au mieux cette crise inédite"

Après le fédéral, après la région flamande, et avant Bruxelles, les travaux de la commission spéciale du parlement wallon débutent ce lundi.

A l’ordre du jour : un exposé du ministre-président, Elio Di Rupo.

Après avoir longuement expliqué les structures qui ont été impliquées dans la gestion de la crise du coronavirus (le Conseil national de sécurité, la Celeval, le GEES…), le Ministre-président wallon a d'abord détaillé la propagation de la pandémie. 

Le premier cas de Covid-19 est apparu en Chine le 17 novembre 2019. Ce cas n'a été révélé que bien plus tard. Ce n'est que le 31 décembre 2019 que l'OMS apprenait l'existence de ce cas et c'est le 30 janvier que l'OMS décrète l'urgence de santé mondiale. En Belgique, c'est le 4 février que le premier cas est constaté. Le 1er mars, on compte 19 cas. Le 13 mars, la phase nationale du plan d'urgence est décidé et c'est à ce moment-là que l'autorité fédérale prend la main. 

Quelle est la situation aujourd'hui? Sur base des chiffres de Sciensano, Elio Di Rupo souligne qu'"il y a une baisse sensible mais il reste encore 430 nouveaux cas chaque jour". 

Les mesures adoptées

Le Ministre-président wallon revient ensuite sur les mesures adoptées par le Conseil national de sécurité (CNS) et les instructions envoyées par le Gouvernement wallon aux institutions. Annulation des activités récréatives, suspension des cours dans les écoles, confinement, fermeture des commerces, déconfinement… Elio Di Rupo retrace la ligne du temps des mesures qui ont été prises. "Au total, le gouvernement de Wallonie a pris 374 décisions" précise le Ministre-président wallon. 

De nombreuses questions

Interrogé longuement par les députés wallons, Elio Di Rupo affirme que le travail a été fait correctement. Sur le plan institutionnel, "je n'ai pas vécu personnellement le chaos".

"Le gouvernement wallon a tenté de gérer au mieux cette crise sanitaire d'une ampleur et d'une gravité inédite" ajoute Elio Di Rupo. 

Le Ministre-président wallon reconnait que "certaines décisions ont été difficiles à prendre. Mais on ne s'est pas levé un matin en se disant "on va faire ceci ou cela". On a écouté les experts". 

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