Elio Di Rupo (PS) : "Si l'on nous invite à une table de discussion, j'irai discuter"

Présent lors du défilé de ce 21 juillet Place des Palais à Bruxelles, Elio Di Rupo (PS) était interpellé sur les paroles prononcées par le roi Philippe lors de son discours donné ce samedi, appelant au dialogue et à la coopération. "Je pense qu’il faut l’interpréter littéralement, a-t-il répondu. Le roi souhaite que les femmes et les hommes politiques qui ont des responsabilités se parlent, ce qui est certainement du domaine du possible."

Le président du Parti Socialiste affirme ne pas fermer la porte à la discussion, pour autant qu’elle se fasse à l’initiative des informateurs royaux. La nuance est subtile mais elle existe : pas question de répondre à l’appel de la N-VA en l’état actuel des choses. "Les informateurs royaux semblent vouloir organiser des tables de discussion. Si tel est le cas, nous irons discuter", promet Elio Di Rupo, tout en précisant qu’il ignore qui sera précisément convié autour de ces tables. Une position bien différente du non catégorique exprimé précédemment à l’égard des nationalistes flamands.

Si les négociations prennent plus de temps qu’en 2014 à tous les niveaux de pouvoir, c’est parce qu’il faut faire preuve de patience, assure-t-il : "Les résultats électoraux sont ce qu’ils sont. Il y a différents partis qui aujourd’hui peuvent jouer un rôle premier, mais dont les sensibilités et les objectifs sont différents. Il faut donc beaucoup plus de temps pour pouvoir faire converger, faire en sorte qu’il y ait des points de vue partagés. Et cela prend du temps".

L’appel du roi entendu partout

Au fédéral comme en région, on semble bien avoir entendu l’appel au dialogue lancé par le roi. "C’est un message mobilisateur qui me semble indiquer que les choses doivent avancer, reconnaît le ministre-président MR du gouvernement wallon Willy Borsus. Je pense que l’on doit jeter des ponts."

Même son de cloche au niveau fédéral : "Après les élections, il faut dépasser les divergences de point de vue pour voir ce qui peut rassembler, ce qui peut fédérer", recommande le Premier ministre sortant Charles Michel (MR).

Le roi retrouvera les informateurs à la fin du mois de juillet. S’il est difficile de discerner une quelconque avancée vers d’éventuelles négociations, le défilé du 21 juillet constitue une bonne occasion de se retrouver entre différentes formations politiques.

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