Elio Di Rupo (PS) n’envisage pas forcément des gouvernements « les plus à gauche possible »

Suite aux votes de ce dimanche, le PS est en position de force et reste le premier parti francophone, tant au fédéral qu’en Wallonie et à Bruxelles. Il entamera ses consultations mercredi mais à quoi s’attendre en matière de coalitions ? Au micro de la RTBF, le président des socialistes, Elio Di Rupo, nie vouloir s’allier aux « formations politiques les plus à gauche possibles » et annonce qu’il rencontrera les autres formations politiques en vue de créer des majorités.

La semaine du Montois risque d’être chargée suite au triple scrutin. Selon lui, les rencontres vont se succéder en vue de créer la meilleure majorité possible : « Dans la mesure où l’agenda le permet, ce sera le MR, puis Ecolo et puis les autres partis en fonction des résultats », explique-t-il. Son objectif ? « Prendre la température » et, si cela bloque au fédéral, il en est certain : « On ne pourra pas attendre indéfiniment avant de former les gouvernements à Bruxelles, en Wallonie et à la Fédération Wallonie-Bruxelles. »

Mais pourquoi le fédéral pourrait être le niveau qui freine ? Selon Elio Di Rupo, la réponse est claire, « il y a une crise ». « La N-VA a encore dit hier qu’elle veut mettre sur la table le confédéralisme. C’est ni plus ni moins la scission de notre pays et nous n’en voulons pas. La N-VA s’est montrée très anti-sociale, c’est tout le contraire du parti socialiste. La N-VA met un certain nombre d’exclusives, à la fois en termes de programme et bien sûr en termes d’attitude. » Une attitude qui déplaît aux socialistes, ce n’est pas neuf.

À quelles alliances s’attendre ?

Mais alors, le PS serait-il prêt à collaborer avec des partis flamands qui sont en minorité ? « Oui, bien entendu, répond-il. Je pense qu’après un certain temps, la solution se trouve là. Est-ce que les quatre formations, l’Open VLD, le CD & V, Groen et le sp.a, est-ce qu’à un certain moment ont-ils la force, la volonté politique, d’entrer dans un gouvernement fédéral sans nécessairement être majoritaire parmi les députés flamands du parlement fédéral. »

Dans la campagne, de nombreux candidats du PS ont déclaré vouloir engendrer des gouvernements « les plus à gauche possible ». Rudy Demotte l’a d’ailleurs répété sur le plateau de la RTBF lors de l’édition spéciale dédiée aux élections ce dimanche en affirmant que le meilleur pour les socialistes serait de s’allier avec des partenaires « les plus à gauche possible ». De la même façon, Paul Magnette, tête de liste à l’Europe, avait aussi affirmé trouver en une coalition « de centre gauche », une belle alternative. Pour Elio Di Rupo, ce n’est pas l’ambition : « Non, je n’ai pas dit ça comme ça. J’ai dit que je voulais des gouvernements avec un programme le plus progressiste possible. » Rien n’est moins sûr donc, d’autant que le président de parti estime qu’il faut attendre que « les contacts aient lieu ».

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