Coronavirus: selon Elio Di Rupo (PS), "10 millions de masques arrivent pour les hôpitaux et les généralistes"

Elio Di Rupo: "10 millions de masques arrivent pour les hôpitaux et les généralistes"
Elio Di Rupo: "10 millions de masques arrivent pour les hôpitaux et les généralistes" - © Tous droits réservés

Mardi soir, le gouvernement fédéral et les autorités régionales, les gouverneurs et bourgmestres ont pris une série de mesures pour renforcer la lutte contre la propagation du coronavirus. Ces mesures sont-elles optimales ou insuffisantes ?


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Dans le cadre de ces mesures, une semble manquer : celle des moyens mis à disposition du monde médical par les autorités. Sur ce point, le ministre-président de la Région wallonne se montre rassurant : "10 millions de masques arrivent vendredi soir", annonce Elio Di Rupo (PS). "Ils sont destinés aux hôpitaux et aux médecins généralistes". Par ailleurs, il annonce un budget de 3 millions d’euros débloqué par la Région entre autres pour les maisons de repos.

Venons-en aux mesures en elles-mêmes. Le politique a-t-il la main sur ces décisions ? Alain Maron (Ecolo), le ministre bruxellois de la santé, précise que la main du politique est guidée par le scientifique. "Ce ne sont pas des décisions politiques pures. Nous tentons de faire en sorte que les systèmes de santé ne soient pas débordés".

Une mesure a beaucoup fait parler d’elle : l’interdiction des événements rassemblant plus de 1000 personnes en milieu couvert. "Pourquoi 1000 ?", "Quel est ce chiffre arbitraire ?", peut-on entendre. Avec pédagogie, Marius Gilbert, épidémiologiste à l’ULB, répond : "Il faut bien un seuil. Il permet de ne pas atteindre trop durement à la vie des gens. C’est difficile pour le monde du spectacle, mais c’est nécessaire".

Et quelle différence entre les événements couverts ou à l’air libre ? Certains représentants sportifs voient une injustice, notamment entre le basket et le football. "Il est prouvé de manière empirique que les microbes se déplacent plus facilement en intérieur. L’extérieur permet des mouvements d’air".

Et sur les voyages ? Faut-il arrêter de voyager ? C’est excessif pour Stéphane De Wit, chef du service infectiologie au CHU Saint-Pierre. "Il faut arrêter ce mythe. Cette épidémie s’arrêtera par deux manières : nos comportements hygiéniques et la façon dont le virus va évoluer".

Le mot de la fin revient à Leila Belkhir, infectiologue et cheffe de service aux urgences des cliniques universitaires de Saint-Luc : "On manque de sérénité", lance-t-elle à l’attention du public. "Ça reste difficile à faire passer. Les urgences, ce n’est pas pour un nez qui coule, c’est pour les urgences". Sérénité et raison, donc.

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