Elio Di Rupo : "La réforme des zones de sécurité de la Protection civile était une erreur"

Interrogé sur La Première, le ministre-président wallon Elio Di Rupo estime que, dans la gestion des inondations qui ont frappé le pays ces derniers jours, les services de secours ont été débordés : "C’est une évidence. C’est la preuve que la réforme des zones de sécurité de la Protection civile était une erreur. Et au niveau de l’armée il nous faut des petites barques avec des moteurs deux à trois fois plus puissants. Manifestement, vu l’ampleur de la catastrophe, ni l’armée ni la Protection civile n’avaient le matériel ad hoc. Si les maisons sont inondées ou si elles s’effondrent, c’est dû à la force de l’eau. Mais que nous ne soyons pas capables d’atteindre les personnes sinistrées afin de les sortir de leurs maisons, c’est une leçon que nous devons tirer. Tous les services, depuis la Défense nationale jusqu’à la Protection civile, devront ensemble en tirer les leçons lorsque tout sera terminé".

Le PTB a lancé un appel aux dons vers son site de soutien aux sinistrés. "Le PTB est un parti qui ne cesse de trouver des prétextes pour faire croire qu’il est plus proche de la population que d’autres, avec un activisme politique insupportable", estime Elio Di Rupo. "Hier au parlement, quand je voyais la politisation par le PTB d’une situation dramatique de nos concitoyens, j’étais profondément choqué. Et je trouve qu’on leur fait une publicité qui est injustifiée. Il faut oublier l’action du PTB car cela ne vise que l’intérêt du PTB".

Moyens financiers

Elio Di Rupo explique que le gouvernement wallon mobilise des moyens financiers : "Nous avons pris la décision de dégager des moyens financiers immédiats. Le gouvernement, via le ministre des Pouvoirs locaux, dégage des moyens pour les bourgmestres, qui vont pouvoir distribuer des avances financières pour celles et ceux qui en ont besoin. Concernant les assurances, je tiens ce matin un gouvernement de crise avec le patron d’Assuralia pour examiner comment faire en sorte que les personnes sinistrées voient rapidement la fin du tunnel et reçoivent rapidement les montants financiers pour les réparations et la reconstruction. Et le gouvernement a déjà entamé la procédure pour la reconnaissance comme catastrophe naturelle et le Fond des calamités travaille déjà".

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