Elio Di Rupo (PS): "Je serai tête de liste aux élections fédérales"

Invité pour le Jeudi en prime de ce jeudi 29 novembre, Elio Di Rupo s'est exprimé sur ses ambitions à l'horizon du scrutin de mai 2019. Le président du parti socialiste a fait le bilan de l'actuel gouvernement mais a aussi évoqué ses ambitions pour les élections à venir.

"Je suis président du parti socialiste, mon objectif est de faire en sorte que le gouvernement MR/N-VA ne poursuive pas la destruction de la qualité de vie de nos citoyens", a-t-il lancé, à l'attention du gouvernement conduit par Charles Michel avant d'ajouter : "Je me présenterai comme tête de liste aux élections législatives du parlement fédéral, je conduirai cette liste". 

Avec cette annonce de candidature pour les élections fédérales, le président du PS "espère rassembler un nombre important de suffrages et donc de citoyens à ma candidature et celle du parti socialiste". Le Montois estime par ailleurs que le fédéral est l'endroit le plus propice où rencontrer ses ambitions politiques. "Si je vais au parlement fédéral, c'est parce que c'est l'endroit où l'on protège, les soins de santé, la pension, la sécurité sociale", a-t-il ajouté.

"Je me met dans une situation qui, je l'espère, pourra nous permettre de retrouver le chemin de la responsabilité pour répondre aux préoccupations qui fleurissent aujourd'hui et qui apparaissent tous les jours."

Avec qui?

Vise-t-il alors le poste de Premier ministre ? Le futur candidat répond qu'"être Premier ministre signifie avoir un résultat électoral extrêmement important" et qu'il espère de ce fait "avoir un résultat important". Il insiste aussi sur la nécessité de mettre en place des coalitions avec des président.e.s de parti qui acceptent une singulière personnalité pour mener le gouvernement. "Je suis candidat pour faire en sorte que le PS soit le plus fort possible", précise-t-il.

Son objectif ? "Faire changer la politique du gouvernement actuel." Vient ensuite la question de savoir quels seraient, le cas échéant, les partenaires idéaux pour la majorité d'Elio Di Rupo. "Je ne discute pas des formations politiques, cela va dépendre des citoyens. Les citoyens du côté francophones ne peuvent pas voter du côté néerlandophone et vice et versa. Les flamands se choisiront les femmes et les hommes responsables en Flandre et les francophones choisiront aussi leurs responsables", répond-t-il. "Je veux une majorité la plus à gauche possible et la plus progressiste possible."

L'homme politique estime ne pas pouvoir "parler aujourd'hui de ce qui va se produire". "Je ne joue pas au Lotto et donc je suis sûr que je ne gagnerai pas au Lotto". "Mon rôle est de les rassembler derrière le parti socialiste pour tenter de faire changer les choses et être dans un gouvernement où les progressistes seront les plus nombreux et donc les plus forts possible", conclut-il

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