Elio Di Rupo: "Je ne veux pas du confédéralisme, les vrais problèmes sont sociaux"

Ce matin sur La Première, Elio Di Rupo est revenu sur les priorités de son parti en vue des élections législatives de mai prochain. Entre réforme de l'état et réformes sociales et économiques, le président du PS a clairement choisi son camp.

Pensions: la vraie urgence 

"Il y a une urgence sociale et nous devons y répondre" a entonné Elio Di Rupo reprochant au MR et à son gouvernement d'avoir procédé à des "destructions": "C'est un gouvernement destructeur sur le plan social".

"Nous devons permettre aux citoyens de bénéficier de la gratuité des visites chez le généraliste, de la réduction de la TVA de 21 à 6 % sur les prothèses, les lunettes, les appareils auditifs, sur l’énergétique. Nous devons fixer les pensions minimales à 1500 euros/mois. Ce sont les mesures les plus importantes car pendant 4 ans, les revenus ont été bloqués par ce gouvernement", a détaillé l'ancien bourgmestre de Mons. 

Le PS  n'en démord pas: "Il faut ramener l'âge de la pension à 65 ans". Son président dit que les socialistes ("le seul parti de gauche crédible") seront "intransigeants": "On ira à la table [des négociations], on se fera entendre".

"Pourquoi doit-on toujours courir après Bart de Wever?"

Sur la réforme de l'état évoquée par Thomas Gadisseux dans son interview, Elio Di Rupo lève les yeux au ciel : "Pourquoi doit-on toujours courir après Bart De Wever ?", reprochant à demi-mots aux journalistes francophones de réagir à chaque déclaration "au coin de la rue" du président de la N-VA.

"Moi, je ne veux pas du confédéralisme. La grande majorité des Belges a envie que le pays reste uni. Bart de Wever se prend pour le peuple, mais on est plus au temps des Romains, il n'est pas le peuple."

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