Elio Di Rupo sur le CETA: "Ce que fait Charles Michel n'est pas digne d'un Premier ministre"

Elio Di Rupo sur le CETA: "Ce que fait Charles Michel n'est pas digne d'un Premier ministre"
Elio Di Rupo sur le CETA: "Ce que fait Charles Michel n'est pas digne d'un Premier ministre" - © Tous droits réservés

C'est votre rendez-vous politique du jeudi. Elio Di Rupo était l'invité de Jeudi en Prime. Le président du Parti socialiste et bourgmestre de Mons répondait aux questions de François De Brigode et de Johanne Montay. Et parmi les sujets qui ont été abordés : le Ceta. Le traité de libre-échange avec le Canada n’est toujours pas passé par la Cour de justice de l'Union européenne. C'est une exigence wallonne mais pour Elio Di Rupo le fédéral traine des pieds dans ce dossier. "Le fait que Charles Michel ne le fait pas n’est pas digne de sa fonction de Premier ministre. Ce n’est pas acceptable et Paul Magnette a encore la faculté de suspendre le traité", conclut le chef du PS.

Le Kazakhgate

C’est le dossier chaud en politique : le Kazakhgate. Pas un jour sans que l’on en parle dans la presse. Alors est-ce l’affaire Agusta du Mouvement Réformateur ? "Non c’est une affaire qui regarde le MR. Par le passé, il y a eu d’autres situations particulières. Aujourd’hui, nous devons prendre des règles que nous devons prendre."

Lesquelles ? Elio Di Rupo répond : "Un décumul complet des mandats, des fonctions c’est-à-dire de ne pas permettre d’être avocat et en même temps parlementaire. L’autre solution serait de soutenir des règles de déontologies pour éviter pareille situation."

François Hollande n’est pas candidat à un second mandat

L’annonce du Président français est tombée en milieu d’émission. François Hollande n'est pas candidat à sa succession en vue de l’élection présidentielle qui se déroulera au printemps 2017. "Non cela ne me surprend pas. C’est de la sagesse et il faut avoir un certain courage pour l’annoncer de cette manière. François Hollande a fait une analyse personnelle sur la situation et il a pris la bonne décision", répond à chaud Elio Di Rupo.

Pour autant le président du PS ne souhaite pas prendre position et attend le résultat de la primaire à gauche.  Elio Di Rupo réagit tout de même lorsque l’on évoque la montée en puissance du populisme. "Clairement, je pense qu’il y a un terreau, de la peur. Aujourd’hui, les gens se sentent frustrés, font face à des difficultés financières et certains estiment que les politiques n’assument pas leurs responsabilités mais les populistes n'ont jamais rien apporté".

 

 

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