Elio Di Rupo confirme un nouvel accord franco-belge sur Dexia

Elio Di Rupo reçu à l'Elysée par Nicolas Srakozy
Elio Di Rupo reçu à l'Elysée par Nicolas Srakozy - © BENOIT DOPPAGNE - Belga

Le Premier ministre Elio Di Rupo a confirmé vendredi à Paris qu'un nouvel accord avait été conclu entre la France et la Belgique sur les garanties temporaires accordées par les deux Etats au groupe Dexia pour favoriser son démantèlement.

"Ce nouvel accord a été négocié avec le ministre des Finances et le côté français", a-t-il indiqué à la presse à l'issue d'une rencontre à l'Elysée avec le président français Nicolas Sarkozy.

"Le but est de respecter les engagements" pris par les gouvernements, a ajouté Elio Di Rupo en se refusant à entrer dans les détails et à citer le moindre montant.

De source française, on précisé que la question de Dexia avait été brièvement évoquée lors de l'entretien entre Nicolas Sarkozy et Elio Di Rupo.

Lors du démantèlement du groupe Dexia, en octobre dernier, la Belgique, la France et le Luxembourg ont apporté une garantie de 90 milliards d'euros - ensuite réduite de moitié - aux financements du groupe pour faciliter l'opération, dont 60% à charge de l'Etat belge, comme garantie accordée à Dexia SA et à Dexia Crédit local, les structures de défaisance du holding.

Selon les journaux 'L'Echo' et 'De Tijd', l'accord autorise le groupe à émettre pour 17 milliards d'euros de dettes couvertes par la signature des Etats, sans devoir fournir de gages en contrepartie. En échange, le groupe s'est engagé à dénouer plus rapidement ses liens avec Dexia banque Belgique.

"Ce deal diminue le risque de Dexia banque Belgique, mais augmente, par contre celui de l’État belge et donc des contribuables", résumait vendredi 'L'Echo'.

Les 17 milliards sont une partie d'un régime provisoire de garanties publiques, d'une valeur maximale de 45 milliards d'euros, dont la Belgique assume 60,5%.

Le régime provisoire de garanties doit être remplacé, sous réserve d'approbation par les États et la Commission européenne, par un système définitif d'une valeur de 90 milliards d'euros.

Elio Di Rupo a fait par de son intention d'aller "vite" dans ce dossier.

Pas de parachute doré pour Pierre Mariani

Elio Di Rupo, qui a rencontré le président français Nicolas Sarkozy et son homologue François Fillon, a exprimé "très clairement" son refus de l'octroi de toute "golden handshake" à Pierre Mariani, qui a présenté jeudi une perte record de 11,6 milliards d'euros en 2011, en l'imputant à une "gestion hasardeuse du groupe avant 2008", a indiqué le porte-parole du Premier ministre à l'issue de ces entretiens.

Pour le maintien de l'arrêt des Eurostars à la gare de Lille

"La Belgique marque sa désapprobation" avec la volonté britannique de supprimer les arrêts des trains transmanche à grande vitesse à Lille et "souhaite le maintien de cet arrêt", a affirmé Elio Di Rupo au président Nicolas Sarkozy et au Premier ministre François Fillon, selon son porte-parole.

Selon la SNCF, les autorités britanniques ont officiellement demandé à Eurostar, en décembre 2011, de mettre fin à la vente de titres de transports entre Bruxelles et Lille/Calais.

Fin 2011, un reportage de l'une des chaînes de la BBC, pointait le fait que d'éventuels illégaux ou passagers fraudeurs pouvaient prendre un Eurostar à Bruxelles, affirmant descendre à Lille ou Calais, et poursuivre leur trajet jusqu'à Londres, avec un simple billet Eurostar, sans avoir une seule fois à montrer leurs papiers. Le Royaume Uni, qui n'appartient pas à l'espace Schengen, a maintenu des contrôles aux frontières.

La question a déjà été abordée au début du mois lors d'un sommet franco-britannique à Paris.

Ce vendredi, Elio Di Rupo a exprimé son désaccord avec le souhait de Londres et affirmé qu'il fallait "toute faire" pour qu'un arrêt des Eurostar soit maintenu à Lille-Europe. Il faut trouver une solution, a-t-il plaidé, en insistant sur l'intérêt de cet arrêt pour toute l'Eurorégion englobant les zones voisines en France, en Wallonie et même en Flandre.


Belga

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