Elio Di Rupo: "Ce gouvernement n'est pas jobs, jobs, jobs; c'est flop, flop, flop et je dis stop, stop, stop"

Le Premier ministre Charles Michel (MR) a dressé le bilan de son gouvernement lundi devant les députés, en mettant notamment l'accent sur le nombre d'emplois créés depuis le début de la législature. Interrogé sur La Première, le président du Parti socialiste Elio Di Rupo répond que "dans tout ce qu'il fait Charles Michel oublie complètement les pensionnés, les malades, les allocataires sociaux, les jeunes, les moins valides, qui représentent la moitié de la population". La politique menée par le gouvernement a pour effet "une augmentation du coût de la vie jamais connue : le diesel est plus cher que l'essence, les médicaments sont plus chers, l'électricité aussi. Les gens souffrent, les gens n'en peuvent plus. Aujourd'hui la situation des Belges est beaucoup plus difficile qu'il y a quatre ans".

"Quand monsieur Michel se gausse qu'il a créé de l'emploi, en réalité il n'a fait qu'être dans la situation économique de l'Europe, qui est nettement meilleure qu'il y a quatre ans. Mais il a fait moins bien que ce qu'il aurait dû faire. Tous les pays de la zone euro créent proportionnellement plus d'emplois que la Belgique", poursuit Elio Di Rupo.

La Belgique, "c'est un équilibre subtil qui n'avait pas besoin de la politique ultra-libérale menée par le MR et la N-VA" ajoute-t-il. "Le gouvernement Michel a décidé d'aider les grandes entreprises en délaissant les pensionnés, les allocataires sociaux, les jeunes" et en mettant à mal le dialogue social "qui n'existe plus", selon lui.

Il faut revenir à une pension à 65 ans

En ce qui concerne la réforme des fins de carrière, le président du PS pense qu'il faut revenir à une pension à 65 ans. "Et si quelqu'un veut travailler jusque 80 ans, c'est bien sûr son droit. Quand nous étions au pouvoir, nous avons préservé l'âge de la pension. Les socialistes devraient en être félicités."

Le gouvernement fédéral veut soutenir le fact-checking contre les "fake news" a annoncé lundi Charles Michel. "Cela m'a fait un peu rire parce que j'ai le sentiment que ce gouvernement MR/N-VA, dès qu'on le critique, dès que l'on relève ses incohérences, considère que c'est une fake news. La liberté en démocratie c'est quand même de pouvoir critiquer ! Et nous, socialistes, nous le faisons en étayant nos critiques", rétorque Elio Di Rupo.

"Ce gouvernement a assez sévi. Ce n'est pas jobs, jobs, jobs ; c'est flop, flop, flop et je dis simplement stop, stop, stop à ce gouvernement. Et la seule alternative c'est le Parti socialiste", assène Elio Di Rupo.

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