Electricité impayable en 2019? On a franchi une étape, dit Damien Ernst

Va-t-on vers une hausse du pouvoir d'achat en 2019? Cela reste au cœur des discussions en ce moment. Encore plus au lendemain du fameux CEO jackpot day, une action menée par le syndicat chrétien. Cela signifie que les administrateurs délégués des entreprises du Bel20 ont gagné, en travaillant les 8 premiers jours de l'année, l'équivalent de ce qu'un travailleur belge gagne en une année.

Est-ce le signal d'une baisse du pouvoir d'achat dans notre pays? Frank Duval, vice président de la Fédération des Restos du cœur est en tout cas formel : "Nous avons plus de travail qu'avant". Et une certaine évolution se marque aussi dans les publics rencontrés.

Mais parlons d’abord du “tax shift”. Valérie T'Sterstevens est consultante en gestion pour SD Worx (La société fournit des services relatifs à l’emploi de personnel : calcul et administration des salaires, législation sociale, fiscalité et ressources humaines). S'il est indéniable, selon elle que la "tax shift" a eu son effet sur le pouvoir d'achat de la population, "il a bien fallu aller chercher l'argent ailleurs", souligne-t-elle. "Notamment la taxe santé ou la hausse de la TVA sur l'électricité". Mais le "tax shift" est pourtant bien réel, il augmente le salaire poche, explique-t-elle dans cette séquence.

Pour Philippe Defeyt, économiste à l'institut pour un développement durable, il est également indéniable de constater l'effet bénéfique du "tax shift" sur une grande partie des travailleurs. "Pourquoi les salaires à temps  partiel ou les parents seuls avec enfants en ont-ils beaucoup moins bénéficié, voire pas du tout? Il y a des catégories de travailleurs qui ont vu leur pouvoir d'achat diminuer", constate-t-il.

Parmi les facteurs impactant le pouvoir d'achat, le coût de l'énergie, et plus particulièrement celui de l'électricité, se positionne dans le haut de la liste. Ce poste sera-t-il impayable en 2019? Pour Damien Ernst, professeur en électromécanique à l'ULiège, on a en tout cas franchi un cap.

Nous nous sommes penchés sur l'efficacité de la redistribution des richesses dans notre pays. Pour mieux comprendre, quelques chiffres de la KUL.

La question épineuse de la diminution de la TVA sur l'électricité anime le débat. Pour l'économiste Philippe Defeyt, la réponse est claire: c'est non, et il explique pourquoi.

Ahmed Laaouej, chef de groupe PS à la chambre, est pour une baisse de la TVA sur l'électricité à 6%. Il s'explique.

Plutôt que de diminuer la TVA sur l'électricité, Gautier Calomne, député fédéral MR, propose une baisse des coûts de réseau. Ils représentent selon lui 30% de la facture.

Il y a aussi un problème de surendettement en Belgique. Les propositions de nos invités pour enrayer le phénomène, les voici.

Parmi nous également pendant ce débat : l’économiste CNE Nabil Sheikh Hassan et Christine Mahy, secrétaire Générale et Politique du Réseau Wallon de Lutte contre la Pauvreté.

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